Fin de campagne…

Mis en avant

Nous y sommes. Les adhérents se sont exprimés. Marine le Pen est désormais présidente du Front National. Nous regrettons que les militants se soient référés aux qualités médiatiques de la candidate, lesquelles sont davantage liées à la fonction de porte parole, quand il s’agissait pourtant d’élire un président. Il eût fallu interroger les projets au nom desquels les candidats se sont présentés –mais le débat de fond, pourtant indispensable dans une campagne politique qui oppose deux concurrents, a soigneusement été évité ; les aptitudes à l’exercice des fonctions briguées ; et encore la capacité à rassembler notre famille politique, inutilement mais dangereusement divisée. Autant de paramètres qui semblent avoir été sacrifiés sur l’autel de la médiatisation. Nous pensions quant à nous que le Front National valait plus que cela.

Beaucoup de partisans de Bruno Gollnisch se sont tournés vers nous depuis ce week-end, afin de connaître la conduite à tenir après le congrès. Le mot d’ordre est simple. Ne nous dispersons pas ! Ne tentons pas de susciter à la nouvelle direction du Front National une concurrence qui, à l’instar des précédentes, se soldera par un échec électoral dès aujourd’hui prévisible. Avec un tiers des suffrages portés sur sa candidature, Bruno incarne au sein du Front un courant idéologique désormais incontournable, lequel lui permet d’exister politiquement et d’apparaître éventuellement comme un recours. Alors restons mobilisés ! Nous serons au Front, derrière Bruno Gollnisch, semblables à des sentinelles vigilantes. Car les adhérents n’ont pas signé un chèque en blanc à Marine le Pen : le rapport de force au comité central révèle qu’ils comptent sur les soutiens de Bruno Gollnisch pour équilibrer l’appareil, à défaut d’incarner un véritable contre-pouvoir.

Nous souhaitons par ailleurs bonne chance à Marine le Pen pour le combat qu’elle doit mener dès maintenant, à la tête du Front National, contre les forces obscures du mondialisme qui détruisent les institutions naturelles que sont la famille et la nation. Mais l’expérience nous enseigne également que si l’on n’a pas de principes forts à opposer au système, celui-ci nous impose les siens. C’est pourquoi, après avoir entendu le discours présidentiel qu’elle a prononcé dimanche à Tours, nous maintenons nos réserves :

1/ Nul part dans son discours Marine le Pen n’a fait allusion à la défense des valeurs familiales. Sont-elles définitivement absentes de son « logiciel », étrangères à sa culture politique ? En affirmant dimanche qu’ « il n’existait qu’une seule communauté, la communauté nationale », Marine le Pen suggère que la société repose sur l’addition des citoyens, se rattachant ainsi à une structure de pensée libérale, à rebours du programme frontiste qui affirme que la famille est la première communauté, « la cellule de base de la société ». Cette vision libérale, assise sur l’individu, est pourtant facteur de consumérisme et destructrice des valeurs traditionnelles dans lesquelles s’enracine notre civilisation. Nous nous étonnons de ce qui nous apparaît alors comme une contradiction : comment peut-on s’opposer au libéralisme économique lorsqu’on souscrit -fût-ce implicitement- à un modèle sociétal libéral dans lequel ne subsistent que l’individu et l’Etat? Car le libéralisme politique et le libéralisme économique, comme le libéralisme éthique, procèdent du même principe : l’individualisme.

2/ Par ailleurs la France a, hier encore, été rattachée à des valeurs universelles – mais l’identité n’est-elle pas singulière ? – et abstraites – mais la France n’est-elle qu’une idéologie politique, ou bien un concept éculé à l’heure de la mondialisation ? Il existe sans doute des valeurs universelles, mais alors elles ne sont pas singulièrement françaises.

3/ Et précisément, le discours présidentiel d’hier, en définissant la laïcité comme le confinement de la religion à la vie privée, s’interdit de rattacher la nation à des principes supérieurs –à moins que les droits de l’homme et la devise républicaine soient devenus une nouvelle métaphysique : c’est laisser la nation sombrer dans le matérialisme autant que dans l’arbitraire et le positivisme juridique. Invoquer la laïcité contre la prolifération des mosquées, c’est s’interdire du même coup de pouvoir construire des églises en France, c’est encore s’offusquer du caractère ostentatoire de nos clochers et de nos calvaires. Reléguer la religion à la vie privée, et ne vouloir lui conférer aucune expression publique, c’est renier 1500 d’histoire de France où le christianisme a pénétré notre civilisation, notre philosophie, notre calendrier, notre tissu social, nos traditions. Cette conception de la laïcité, qui n’est pas une juste distinction entre le domaine temporel et le domaine spirituel, mais bien une séparation des deux sphères là où l’islam les confond toutes les deux, est donc, au même titre que l’Islam, contraire à l’âme et au génie français.

Aussi, la structure de toute pensée politique doit obéir à une hiérarchie de liens qui repose, en dernier ressort, sur une vision de l’homme considéré comme un sujet éthique, selon la sagesse de la pensée occidentale, digne héritière d’Athènes : l’économie doit donc être subordonnée à la politique, la politique à la morale, et la morale à la métaphysique. Ou l’histoire d’une civilisation…

C’est dans ce sens que nous espérons voir évoluer le Front. C’est le travail que les partisans de Bruno Gollnisch, au sein des instances dirigeantes, mais aussi dans les rangs militants, vont mener avec enthousiasme et persévérance. En espérant que nos attentes ne soient pas déçues, et parce que les difficultés, comme l’adversité, révèlent les âmes nobles et désintéressées des vrais combattants, nous voulons encore crier : vive le Front National, vive la France !

Jean

Lettre ouverte du directeur des JAG à Jean-Marie le Pen

Président,

Il m’apparaît opportun, après avoir été exclu du Front National, de porter quelques unes de mes préoccupations à votre connaissance.

Il m’a été reproché de nuire à l’unité du mouvement en rendant publiques certaines inquiétudes, il est vrai partagées par un certain nombre de militants. Je m’étonne néanmoins de ce que l’on n’ait pas interrogé plus avant les motifs qui ont provoqué le comportement dont on me fait grief, que la commission de discipline ne se soit pas penchée sur les causes qui ont entrainé une réaction que vous avez peut-être, par ailleurs, jugée excessive.

Car certains événements troublants provoquent, depuis quelques temps déjà, des polémiques sur lesquelles, afin de sauvegarder l’unité du mouvement à laquelle nous devons quelquefois sacrifier notre amour propre, les proches de Bruno Gollnisch ne s’étaient jusque là pas étendus. Mais à la faveur de la campagne, il nous est apparu nécessaire de réagir à certaines attitudes qui s’apparentaient de plus en plus vraisemblablement à des provocations.

Ainsi je dois reconnaître qu’à diverses occasions la conduite de l’actuel coordinateur national du FNJ, David Rachline, est apparue suspecte. Ce dernier, en effet, a reconnu devant témoins vouloir évincer les partisans de Bruno Gollnisch. Le secrétaire départemental FNJ de Seine Maritime, Pierre Bucourt, depuis mystérieusement relevé de ses fonctions, et la secrétaire régionale FNJ de l’Ouest, Laura Lussaud, jusqu’alors mariniste déclarée, ont attesté ses propos. Plus tard, David Rachline reprochera à Laura sa trahison après qu’elle ait nommé dans les Pays de le Loire un responsable FNJ, François-Xavier Gicquel, pourtant militant actif, enraciné dans sa région et reconnu de ses camarades, mais qui s’avérait être attaché à la candidature de Bruno. La coupe était pleine : Laura démissionnera à la suite de cet épisode et dénoncera l’attitude partisane de David Rachline, avant d’être sanctionnée pour ce motif par la commission de discipline.

Que penser également de David Rachline lorsqu’il propose à la coordination nationale du FNJ une affiche invitant à s’engager derrière Marine le Pen ? N’assume-t-il pas là, dans l’exercice de ses responsabilités, un acte délibérément partisan par lequel il croit pouvoir confisquer le FNJ au profit de la candidature de Marine le Pen ?

Un autre événement participe du même esprit partisan, déplacé en l’état. David Rachline a cru pouvoir évincer des SD FNJ qui soutenaient la candidature de Bruno (Jérémie Thébault par exemple), pour s’être rendus au congrès nationaliste du Renouveau Français auquel Bruno Gollnisch avait pourtant apporté son soutien. Quoique l’on pense du Renouveau Français, il n’est pas un parti politique mais une association qui dispense une formation nationaliste : à aucun moment il n’a donc suscité de concurrence au Front National, n’ayant jamais présenté de candidats aux échéances électorales. Il offre d’ailleurs chaque année une tribune à nos responsables pour qu’ils fassent valoir le combat mené par notre formation. En l’état, aucune consigne n’avait de toute façon été données aux cadres du Front, ni pour les encourager, ni pour les dissuader de ce rendre à un congrès qui réunit chaque année de nombreuses personnes qui évoluent idéologiquement autour des valeurs portées par notre programme politique. Enfin, le responsable du FNJ aurait du mal à invoquer des divergences doctrinales avec cette association nationaliste quand il promeut lui-même des responsables FNJ éloignés des positions sociétales défendues par le Front National, telle la nouvelle SD adjointe au FNJ des Yvelines qui soutient la libéralisation du cannabis, le mariage homosexuel et l’avortement. Il ne pouvait non plus invoquer la présence à ce congrès d’adversaires du Front National quand il se rend lui-même à l’apéritif du 18 juin auquel participaient aussi bien Riposte Laïque, laquelle se vante d’avoir toujours « combattu les idées du Front National », que le Bloc Identitaire, lequel présenta un candidat contre vous aux dernières régionales et titrait il y a quelques temps sur son site Novopress un billet intitulé « Le Pen est mort », sous-titré « politiquement depuis le 22 avril 2007 » . Quoiqu’il en soit, Bruno Gollnisch est jusqu’à présent statutairement mieux placé que David Rachline dans l’organigramme frontiste. Et il convient, lorsque le vice-président d’un parti soutient une manifestation publique, que le responsable de la jeunesse n’évince pas les jeunes cadres qui s’y rendent. Pour le moins, ça fait désordre…

Il est un autre motif qui m’a fait réagir sur mon blog : les positions avouées de certains cadres marinistes, objectivement contraires au programme politique du Front National. J’y vois là un délitement progressif du projet frontiste. Là encore, il semble que les faits soient avérés. J’évoquais à l’instant le cas de la jeune Vénussia Myrtil dans les Yvelines, mais d’autres cas peuvent encore être soulignés : ainsi dans les Hauts-de-Seine, le candidat aux prochaines élections cantonales sur le canton d’Asnières-Nord, Franck Beeldens, se déclare ouvertement hostile aux positions du Front National concernant la famille et de l’accueil de la vie. Il est vice-président du « Parti du Respect » qui milite pour « obtenir le mariage pour les couples homosexuels », et pour « obtenir l’adoption pour les couples homosexuels». Ce cas de double appartenance serait-il moins scandaleux qu’un autre ?

En tout état de cause, s’il y a sous ma plume un quelconque scandale, je me demande si celui-ci ne réside pas davantage dans les faits dénoncés que dans la dénonciation des faits. David Rachline n’est-il pas malvenu de solliciter l’éviction d’un adhérent du Front au motif que celui-ci, en rendant publiques certaines informations, n’aurait pas respecté certaines règles, quand il semble être le premier à les avoir transgressées, provoquant ainsi la polémique dont il voudrait que ses détracteurs portent ensuite la responsabilité ? Aussi je m’étonne de voir certains cadres s’insurger contre les réactions légitimes, quand bien même les jugeraient-ils excessives, qu’ils ont eux-mêmes suscitées. Il me semble avoir toujours suspendu l’opportunité de révéler les disfonctionnements internes de l’appareil à l’existence de certains enjeux, tels que la loyauté de la campagne et la défense de certaines valeurs promues par le Front dont je crains cependant que l’expression soit quelquefois diminuée. Les appels que nous avons lancés jusqu’à vous étant néanmoins toujours restés sans réponses, nous avons cru, peut être à tort, pouvoir exploiter l’outil qu’internet mettait à notre disposition pour faire entendre notre cri.

Président, je vous demande donc, à l’aune des informations que je viens de vous communiquer, de revoir votre jugement. Et je sollicite la convocation de David Rachline en commission de discipline. Car il est étrange que seuls les partisans de Bruno Gollnisch soient invités à s’expliquer quand la crédibilité de certains de leurs concurrents semble manifestement entamée, et leur responsabilité engagée dans les polémiques ravageuses qui nuisent à l’unité du mouvement.

Je vous prie de croire, Président, à l’expression de mon fidèle attachement et de mon respectueux dévouement à la cause nationale.

Edouard,
Directeur national des Jeunes avec Gollnisch

Le regard critique du militant frontiste (2/2)

Gollnisch sur la passerelle, aux commandes

Si le choix du président n’engage pas les adhérents, nous nous étonnons cependant de la préférence partisane de Jean-Marie le Pen. Et nous faisons état de nos interrogations :

- Qui n’a pas craint d’affronter la police de la pensée pour voler au secours du président après certaines de ses déclarations, lorsque les loups hurlaient et se déchainaient contre lui ?

« Quand Jean-Marie le Pen a été attaqué par la dictature du politiquement correct, moi je n’ai pas molli, je ne me suis pas mis en congé et je n’ai pas fui la polémique ! J’ai pris sa défense publiquement. » (Bruno Gollnisch, Une volonté, un idéal)

- Qui des deux candidats à sa succession semble le plus désintéressé, le plus soucieux du bien commun et des intérêts supérieurs?

« Le score aux élections régionales ne dépend pas seulement de nos mérites respectifs mais aussi du potentiel et du terreau. En ce qui me concerne, je pense que Marine aurait peut être dû défendre sa place en Ile de France. Certes si elle l’avait fait, compte tenu du potentiel peut être moins important en Ile-de-France qu’en Rhône Alpes, elle risquait d’obtenir quelques points de moins que moi, mais ça n’aurait pas eu de signification. En revanche, compte tenu de sa notoriété, elle aurait dépassé certainement les 10%. Si tel avait été le cas, nous aurions au moins une quinzaine de conseillers régionaux de plus, peut être une vingtaine, ce qui eut été extrêmement précieux pour les parrainages pour l’élection présidentielle, pour les ressources de notre mouvement et pour sa logistique. Et il n’y aurait pas plus de 270000 franciliens privés de représentation » (Bruno Gollnisch, Une volonté, un idéal).

« Tout le monde me disait qu’il ne fallait pas que je me représente aux élections dans la région Rhône-Alpes parce que le potentiel y était bien moindre que celui de PACA ou du Nord-Pas-de-Calais. J’étais assuré de faire un moins bon score que Marine le Pen. A tout risque, j’ai mené la liste. On nous donnait 8%. Jean-Marie le Pen avait fait 6% à l’élection européenne. J’ai fait 15% » (Bruno Gollnisch, Une volonté, un idéal).

« J’estime que je coulerai s’il le faut, mais que je coulerai pavillon haut, et que nous repartirons à la bataille et l’emporterons dans d’autres échéances. Cela me paraît extrêmement important, beaucoup plus important que les succès que l’on obtient en ayant choisi le terreau le plus favorable » (Bruno Gollnisch, Une volonté, un idéal).

- Qui des deux candidats reprend la rhétorique éculée du système contre son concurrent, celle dont le Front National et Jean-Marie le Pen sont victimes depuis des décennies et qui consiste à aligner contre les patriotes certains poncifs, à leur associer de bien vilaines étiquettes dans le but de les discréditer dans l’opinion ? Lorsque Marine le Pen reproche à Bruno Gollnisch de vouloir rassembler l’ « extrême droite », ne sombre-t-elle pas justement dans cette facilité ? Elle eut été mieux inspirée d’expliquer en quoi les soutiens de Bruno Gollnisch étaient des extrémistes. Mais il est tellement plus simple de s’adresser à ce qu’il y a d’irrationnel en chacun, et de susciter ainsi, après avoir dressé des épouvantails, des réflexes pavloviens commandés par l’émotion. Une telle stratégie masque évidemment une absence totale de discernement et de jugement : l’arme préférée du système.

« La diabolisation est une arme de guerre psychologique utilisée par les adversaires de la cause nationale » (Bruno Gollnisch, Une volonté, un idéal).

- Qui des deux concurrents possède davantage d’aptitude à la fonction, et notamment à l’exercice des fonctions régaliennes ? Faut-il mettre en regard les parcours respectifs des deux candidats ? Dans le domaine de la défense, Bruno est officier supérieur dans la Marine nationale et diplômé d’études supérieures spécialisées de défense. Dans le domaine juridique, Bruno est docteur en droit et avocat international. Dans le domaine de l’enseignement et de la recherche, universitaire, Bruno fut le plus jeune doyen de France en 1982, et professeur à l’Université de Lyon III. Dans le domaine international : Polyglotte, Bruno est diplômé de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales : il a été professeur de japonais juridique et économique, de langue et de civilisation japonaise.

- Nous pourrions encore interroger les références idéologiques, doctrinales et politiques des deux candidats. A ce propos, les communiqués de soutiens à Bruno Gollnisch révèlent un attachement à la doctrine des pères du nationalisme français : Maurras, Barrès, Péguy… Des noms qui reviennent souvent sous la plume des partisans de Bruno. Les références idéologiques du marinisme semblent en revanche beaucoup plus confuses. A travers ses prises de position absolument imperméables au politiquement correct, et notamment au sujet de la patrie et de l’idée qu’il s’en fait, des fondements de l’ordre social et sociétal, Bruno Gollnisch confirme sa fidélité à une ligne doctrinale solide, dans le sillage de la pensée contre-révolutionnaire dont il est le digne héritier : « Il n’y a de modernité viable qu’enracinée dans la tradition » aime-t-il à répéter souvent.

- Qui des deux candidats possède davantage de soutiens au sein de notre famille de pensée et de la droite nationale ? L’unanimité semble se dessiner autour de Bruno Gollnisch. Nous pourrions évoquer en effet le soutien de la presse amie, celui des divers mouvements et associations nationalistes, mais encore celui des parlementaires européens de l’Alliance Européenne des Mouvements Nationaux qui ont sollicité Bruno à leur tête et qu’ils ont assuré de leur appui en venant l’entourer à Villepreux. A cet égard, nous savons le chantage que Marine le Pen a exercé à l’endroit de ces parlementaires en les menaçant de rompre les relations entre leurs mouvements et le Front National s’ils se rendaient à la manifestation de soutien à Bruno Gollnisch organisée à Villepreux. Dans ces conditions, comment penser la relation du Front avec les autres mouvements nationaux européens en cas de victoire de Marine le Pen au prochain congrès ?

- Enfin, interrogeons les stratégies respectives des deux candidats à la succession du président. Quelqu’un peut-il croire un instant que Marine le Pen fera 51% des voix aux présidentielles, ce qui lui est nécessaire pour être élue à la magistrature suprême? Cette euphorie -elle a bien quelque chose d’irrationnel- que l’on rencontre parfois dans le clan mariniste rappelle étrangement celle de 2007, où déjà les prestations de Marine le Pen, directrice de campagne, enchantaient certains militants qui nous voyaient au deuxième tour. On connaît la suite. Il y a bien un enseignement à tirer de cela : aucune dynamique ne peut aboutir si elle ne repose pas sur un socle solide. Avant de rassembler l’ensemble des français, ce qui est évidemment l’objectif de tout candidat qui se présente aux suffrages des électeurs, Bruno Gollnisch compris, le réalisme nous impose de fédérer dans un premier temps notre propre famille politique, avant d’en élargir progressivement la base. Il est au contraire illusoire de prétendre réunir d’un seul coup la France entière, à l’exception de son propre camp. Car un tel rassemblement ne pourrait se réaliser qu’à la faveur d’un affadissement de notre idéal politique. Nécessairement. Serait-ce alors une perspective calculée et délibérément envisagée ?

Parce que le plus lepéniste des deux candidats est assurément Bruno Gollnisch, nous voulons crier le soir de la victoire : Vive Bruno Gollnisch pour que vive le Front National !!!

Edouard

Le regard critique du militant frontiste (1/2)

L’élection de Bruno Gollnisch serait-t-elle un désaveu pour le président ? C’est en tout cas ce que semble affirmer Jean-Marie le Pen au journal Le Progrès en date du 17 décembre.

Disons le immédiatement : nous maintenons intactes la gratitude et l’affection que nous portons au président, pour le combat qu’il a longtemps mené et pour ce qu’il représente dans l’opinion. Mais nous voulons également conserver intègre notre discernement: nous ne suivons des hommes qu’à cause de ce qu’ils incarnent un idéal et portent nos espoirs. Cependant l’idéal subsiste, pas l’homme. Aussi croyons-nous faire honneur à Jean-Marie le Pen en ne le suivant pas dans chacun de ses choix partisans. Car c’est porter davantage de crédit à la bataille politique qu’il mène par ailleurs et dans laquelle, librement, nous le suivons avec enthousiasme.

Que dire alors de ceux qui vouent au chef un culte aveugle qui les prive de tout jugement ? Rappelons d’ailleurs que Jean-Marie le Pen n’a jamais demandé à Bruno Gollnisch de se retirer de la compétition : en soutenant sa fille, il assume un choix personnel qui n’engage pas les adhérents, lesquels sont invités à s’exprimer comme des grands ! Le culte du chef poussé jusqu’à l’absurde, qui vous commande d’agir sans intelligence, en adoptant finalement une démarche irrationnelle, voilà une caractéristique de l’extrême droite que certains, dans l’entourage de Marine le Pen, semblent incarner à merveille! Nous invitons donc les adhérents à prendre le recul et la distance nécessaire afin de préserver un regard critique dans le cadre de cette campagne.

Il  est vrai que nous nous inquiétons lorsque le président semble prendre en otage les adhérents en indiquant qu’il prendrait pour un désaveu personnel l’élection de Bruno Gollnisch. Un tel chantage nous paraît d’ailleurs ahurissant et parfaitement déplacé dans le cadre d’une compétition que le président avait lui-même voulue loyale et dans laquelle, s’étant verbalement érigé en arbitre lors du dernier Conseil National, il eut été souhaitable qu’il ne fut pas tout à la fois juge et partie. Nous préférons croire néanmoins que les journalistes ont encore interprété mal intentionnellement ses paroles et que l’exercice d’une telle pression sur le choix des militants reste étranger à la pensée du président…

A suivre…

Edouard

Pourquoi cette campagne interne est profitable à la droite nationale

La campagne interne du Front National possède une vertu bien réelle : elle nous donne l’occasion d’exposer les fondements de la pensée nationale. A la faveur de cette campagne, nous sommes tous invités à faire un point, à scruter dans notre programme politique les principes qu’il recèle, à explorer les implications les plus ultimes de notre combat. Le Front National vit en effet sa crise d’adolescence, qui se révèle être une crise profonde d’identité : à quelle structure de pensée sa doctrine se raccroche-t-elle finalement? Sur quelles valeurs son action repose-t-elle fondamentalement ? Alors même qu’il pourrait sembler séduisant de rallier en partie la pensée dominante afin de se faire accepter par le système, voilà pourtant des questions auxquelles les deux candidats à la succession du président doivent tenter de répondre. La survie du nationalisme français est à ce prix.

« Sur la défense de la nation », répondrons spontanément un certain nombre d’entre nous. Certes. Mais quelle vision de la nation doit éclairer le combat frontiste ?

La nation n’est-elle qu’un concept et une idée, telle que la devise républicaine semble le suggérer ? Ou bien est-ce une réalité charnelle, qui possède une identité particulière ? Le programme frontiste répond tacitement à cette interrogation : son refus de voir entrer la Turquie dans l’union européenne implique en effet une conception charnelle de l’identité nationale. Car le Front ne suspend pas l’entrée de la Turquie à une adhésion idéologique, à la reconnaissance de certaines valeurs universelles auxquelles d’ailleurs n’importe quelle nation pourrait souscrire, mais il récuse définitivement son entrée dans l’Europe pour des motifs géographiques, historiques et culturels.

La nation est-elle une totalité ? Ou bien admet-elle en deçà l’existence de corps intermédiaires, et au-delà celle de principes supérieurs ? Il existe en effet deux modèles sociétaux bien distincts : le modèle libéral qui, dans le sillage des philosophies du contrat social, s’articule exclusivement autour de l’individu et de l’Etat ; et le modèle traditionnel qui reconnaît la nation comme une réalité naturelle et organique, laquelle repose ainsi sur des corps intermédiaires au premier rang desquels la famille. Précisément, la nation repose-t-elle sur le citoyen ou sur la famille ? Si le citoyen est la cellule de base de la société, celle-ci ne sera jamais qu’une addition d’individus. Peut-on cependant faire du social à partir de l’individuel ? En inscrivant dans son programme, à rebours de l’idéologie dominante, la défense d’une politique familiale et nataliste, situant la famille comme la « cellule de base de la société », le Front National se rattache implicitement à un modèle sociétal traditionnel.

« La république ne reconnaît que le citoyen », entend-on jusque dans nos rangs : mais la France, pour être pérenne, doit  reconnaître la famille. Comment le Front pourrait-il en effet s’affranchir d’une politique familiale quand il souhaite que survive le peuple français à l’heure où l’immigration de peuplement sécrète déjà de graves problèmes identitaires ?

Il faut souligner a contrario que le modèle libéral, dans lequel ne subsistent que l’individu et l’Etat, rappelle étrangement le modèle européiste et mondialiste dans lequel un pouvoir lointain et oligarchique, qui a confisqué les prérogatives des sociétés d’ordre inférieur, a la prétention de s’imposer directement et indistinctement à tous les individus. Là encore, le Front National ne peut pas rejoindre un modèle de société qui rentre en contradiction avec les principes qui animent par ailleurs le combat national.

Quant au refus de notre mouvement d’assimiler la nation au marché, et donc l’homme à un producteur ou un consommateur, il ne va pas sans une condamnation du matérialisme et du consumérisme ambiant, et par conséquent sans le rappel des principes supérieurs dont Jean-Marie le Pen a toujours souligné l’existence.

Bref, défendre la nation, c’est bien, mais pas de n’importe quelle manière, pas n’importe quelle nation. Le plus petit dénominateur commun cher au démagogue est semence de confusion. Le Front National ne peut donc pas se soustraire à une telle réflexion : y sont suspendues en effet les convictions des patriotes.

Refuser de considérer ces questions sociétales comme prioritaires, c’est refuser de fonder son action sur une vision claire et structurée de la société, c’est rejeter la colonne vertébrale autour de laquelle se construit pourtant la pensée nationale, c’est finalement programmer la lente désagrégation du nationalisme français. Car la nature a horreur du vide : abandonner ou taire les principes traditionnels sur lesquels repose la société revient mécaniquement à adopter les principes actuels de la pensée dominante dont on devient alors, bien malgré nous peut-être, les malheureux tributaires…

Edouard

Gollnisch, reviens, ils sont devenus fous ! (1/2)

Les soutiens de Marine le Pen dérapent, la caravane passe

Il y a quelque chose d’intriguant dans la manière dont l’appareil frontiste aborde actuellement les problèmes. Parce que nous ne sommes pas marxistes, nous savons qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts, mais simplement une hiérarchie d’intérêts. Il reste que la manière dont chacun conçoit cette hiérarchie s’avère bien souvent révélatrice…

Bruno Gollnisch est sommé par le secrétaire général du mouvement de retirer la flamme tricolore de l’affiche annonçant la « Fête des patriotes », manifestation de soutien à sa candidature. Nous n’entrerons pas dans le détail des questions juridiques : elles nous paraissent futiles, à vrai dire dérisoires. Mais dans le même temps, les dérapages des soutiens de Marine se multiplient, mettant en cause directement les valeurs portées et défendues par notre programme politique. Etrange silence des responsables en poste, pourtant constamment à l’affût, traquant le moindre faux pas des partisans de Bruno Gollnisch, prêts à tout moment à leur porter l’estocade…

Faisons le point. Dans les Yvelines, une toute récente transfuge du NPA, totalement éloignée des positions sociétales du Front National, promouvant la libéralisation du cannabis, le mariage homosexuel et l’avortement, se voit mystérieusement confier des responsabilités aussi vite qu’elle a rejoint l’appareil. Les rédacteurs de NPI se fendent, en bons socialistes, d’un article pourfendant l’école libre -article aussitôt retiré devant les réactions bien légitimes qu’il avait provoquées. Tout récemment, le secrétaire départemental adjoint des Hauts-de-Seine s’en prend violemment aux catholiques en les traitant de grenouilles de bénitier. Enfin, un candidat aux cantonales, dans les Hauts-de-Seine, se déclare ouvertement hostile aux positions du Front National sur la famille et l’avortement. Soulignons qu’il est vice-président du « Parti du Respect » qui milite pour « obtenir le mariage pour les couples homosexuels« , et pour « obtenir l’adoption pour les couples homosexuels » . Manifestement, cette double appartenance est moins inquiétante que d’autres, et moins grave que la participation des militants au congrès du Renouveau Français. Décidément, on marche sur la tête. Ils veulent donc tout détruire ! Gollnisch au secours, ils sont devenus fous !

Notons, puisque certains feignent malhonnêtement de ne pas le comprendre, qu’il ne s’agit aucunement d’attaquer personnellement ces gens là : mais puisqu’ils assument des responsabilités publiques, leurs positions politiques les engagent et peuvent bien légitimement soulever l’indignation lorsqu’elles rentrent en contradiction avec les valeurs défendues par le mouvement. Et nous observons que ces responsables là sont tous des soutiens affichés de Marine le Pen, menant campagne en sa faveur.

Alors, il serait utile que l’on éclaire nos lanternes. Car je dois avouer avoir naïvement pensé un temps que l’appareil frontiste était un instrument dont la vocation consistait à se faire l’écho de notre projet sociétal et politique dans le paysage français. Qu’il devait porter bien haut nos aspirations, promouvoir notre idéal, représenter notre courant de pensée sur l’échiquier politique. Sans quoi il n’était qu’une coquille vide. Or quand nous observons dans l’entourage de Marine le Pen le mépris affiché des positions défendues par le Front, et l’inertie des responsables marinistes, souvent complices, sinon responsables de ces écarts, devant un tel scandale, nous sommes en droit de nous interroger sur ce que serait demain le Front National entre les mains de Marine le Pen.

Mais comment se fait-il que l’appareil soit plus enclin et plus rapide à dénoncer l’usage de la flamme tricolore par l’un des candidats à la succession du président, plutôt qu’à dénoncer l’hostilité avouée d’un certain nombre de cadres ou de candidats marinistes au projet porté par notre mouvement ? Il y a là un étrange mystère…

Un vide sidéral

J’avais eu l’occasion déjà de manifester qu’il y avait entre Marine le Pen et Bruno Gollnisch deux structures de pensée bien distinctes que leurs conceptions respectives de la patrie mettaient en évidence. Je serai tenté, après ces dernières révélations, de penser qu’il n’y a non pas deux visions sociétales distinctes, mais une vision sociétale clairement assumée par Bruno Gollnisch et, de l’autre côté, un vide sidéral sur la question. En clair, les marinistes n’ont aucune boussole idéologique.

Pour preuve, l’aveu de NPI

Pour défendre l’équipe de Marine le Pen face à l’indignation qu’avaient suscité les prises de positions de ses partisans, NPI tentait récemment de nous expliquer que « ces thèmes ne sont que connexes au domaine de la lutte nationale ». Ou comment marginaliser les positions sociétales du Front. Or il s’agit là d’une regrettable erreur d’analyse de la part de nos concurrents. Car bien évidemment, les questions sociétales sont absolument centrales et incontournables dans le combat national. Les réponses qu’on y apporte révèlent la structure fondamentale d’une pensée politique et induisent une vision profonde de la société et de ses fondements. En dernière analyse, toute politique repose comme sur son socle sur une vision de l’homme et de sa place dans la société. Ne pas le comprendre, c’est refuser de percevoir les causes profondes du malaise social actuel, et c’est donc se contenter d’une lecture superficielle des problèmes auxquels les français sont aujourd’hui confrontés.

Considérez l’homme comme un sujet moral, et vous subordonnez la politique à la morale, et l’économie au politique, car vous savez que le bien commun consiste dans une certaine perfection morale, plus haute dimension qui habite la personne humaine. Au contraire, ôtez à l’homme sa dimension morale, voire spirituelle, et vous sombrez dans un matérialisme qui ravale l’homme à n’être qu’un consommateur ou un producteur, hypothèse partagée aussi bien par le libéralisme que par le communisme, qui ne sont jamais, en fait de doctrines politiques, que des pensées économiques. Ou l’avènement inéluctable d’une société marchande. Le même libéralisme, individualiste par essence, ignore que la société repose sur la famille, sa cellule de base, et lui préfère le citoyen. Absence de politique familiale et nataliste, promotion de l’avortement considéré comme un service, entraînent mécaniquement des lacunes éducatives et affectives, une difficulté démographique, les problèmes des retraites, une immigration de substitution, une crise par conséquent tout à la fois culturelle, identitaire et morale.

Aussi bien, les différentes positions du Front en matière sociétale ne sont pas une addition ni une juxtaposition d’ « opinions personnelles », sans unité ni cohérence, liées entre elles par l’arbitraire d’un rédacteur. Elles sont l’objet d’un véritable programme sociétal. Elles s’imposent chacune d’elles-mêmes lorsque que l’on interroge les implications ultimes du programme frontiste lequel, comme tout programme politique, situe tacitement la place de l’homme dans la société. Si bien qu’aucune des valeurs portées par notre projet sociétal ne peut être isolée ni négociée car elles s’inscrivent toutes dans une même structure de pensée et s’enracinent dans la même conception de la personne humaine et de la société française.

Cette vision s’oppose, en dernier ressort, à la pensée libérale qui, finalement, établit l’homme dans un rapport de propriété :

- avec lui-même : « mon corps m’appartient »…l’individu est séparé de son corps et en est rendu propriétaire. Cette grave confusion entre le domaine de « l’être » et le domaine de « l’avoir » accompagne la transformation du corps en propriété privée, c’est-à-dire en marchandise. Dans cet horizon, toute dimension éthique a disparu.

- avec la famille : le mariage, qui était jusque là un don d’amour total et définitif sur lequel reposait la famille, l’équilibre des enfants et celui de la société, est absorbé, dans une perspective individualiste et consumériste qui fait fi de l’intérêt de l’enfant et du bien commun, par le modèle du contrat qui peut logiquement être dissous, ou bien faire l’objet de toutes les expérimentations.

- avec la nation : qui s’identifie donc au marché, dans le ciel duquel toute dimension culturelle voire spirituelle disparaît évidemment.

Que le Front National en vienne à renoncer à son projet sociétal, il en perdrait définitivement son âme. Sans famille française, il n’y a plus de France pérenne, et là où le poison libéral sème l’égoïsme consumériste et tue le sens du bien commun et des intérêts supérieurs, c’est l’âme française qui se consume à petit feu. En un mot, il ne peut y avoir de politique qui ne soit pourvue de sens et qui ne s’enracine dans la morale. Le problème auquel sont confrontés les français est un problème plus profond que ce que certains suggèrent: il est d’ordre moral et sociétal, avant d’être économique. Ce qui en jeu, c’est la survie d’une civilisation.

Le Front National à la remorque de l’UMP ?

Nous avions déjà observé que l’UMP courait après la gauche sur tous les sujets de société. Elle a toujours un train de retard, mais finit néanmoins par le rattraper. Il serait fâcheux que le Front se mette à son tour à la remorque de l’UMP.

Prenons l’exemple du PACS: la majorité s’y oppose lors du vote à l’assemblée, puis elle s’y raccroche, et enfin elle entend poursuivre son amélioration. Quels sont donc les principes sous-jacents à l’action de la droite parlementaire? Il semble que, à l’instar des progressistes de gauche, ces gens de droite souscrivent à une vision évolutive des valeurs et des principes de la morale et de la politique. En dernier ressort, ces références sont culturelles et peuvent ainsi évoluer au gré des consensus : il n’existe aucune échelle objective des valeurs. Ce faisant, ces faux conservateurs de droite qui ne veulent en réalité rien conserver, sont simplement en retard sur la gauche.

Pourtant, la question du PACS ou du mariage homosexuel entraîne, selon les réponses qu’on y apporte, des conceptions très divergentes du bien commun, deux structures de pensée, deux rapports à la société absolument incompatibles. Car d’une part, oui ou non la famille se fonde-t-elle sur l’altérité sexuelle et l’accueil de la vie pour devenir la cellule de base de la société, le socle sur lequel repose l’édifice social qu’elle inscrit ainsi dans la pérennité ? D’autre part, oui ou non la loi doit-elle être ordonnée exclusivement au bien commun ? Ou bien peut-elle être confisquée par les lobbies au profit d’intérêts catégoriels ? Si nous répondons positivement à ces deux interrogations, il est inutile de suggérer une législation, à quelque degré que ce soit (pacs ou mariage), en vue de reconnaître publiquement l’union homosexuelle. Car la loi doit être tournée vers l’intérêt de la société – et donc reconnaître, protéger et stabiliser la cellule familiale, nécessaire à sa survie – et non détournée en vue de satisfaire des intérêts individuels ou communautaires. Il y a là une position de principe.

Bref, ces gens là ne savent pas où ils habitent idéologiquement. Ils n’ont ni boussole, ni doctrine. Mais il est très inquiétant d’observer que cette vulnérabilité et cette fragilité entament désormais la crédibilité des responsables marinistes au sein du Front National. La reconquête et le nécessaire redressement du pays ne peuvent se faire que sur la base d’un engagement ferme et d’une action durable. Or il n’y a pas d’action durable sans principes forts, sans un engagement construit sur les piliers solides de la doctrine nationaliste.

A suivre…

Edouard

Retour sur le week-end de lancement de la campagne des JAG, par le responsable JAG des Pays de la Loire

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Etant actuellement à l’étranger, je n’ai pas eu le plaisir de pouvoir participer au week-end des Jeunes avec Gollnisch Grand Ouest organisé la semaine dernière en Mayenne.

Ce rassemblement, réunissant une soixantaine de jeunes autour de Bruno Gollnisch et de responsables du Front National des Pays de la Loire, a été avant tout une chance de forger la cohésion des jeunes frontistes soutenant le candidat qui, selon eux, est seul capable de rassembler la droite nationale autour d’une doctrine solide pour aller au feu en 2012.

Ensuite, ce week end a été l’occasion pour Bruno Gollnisch de rencontrer les jeunes des différentes sections FNJ de l’Ouest, ayant en très grande majorité ralliés sa bannière, et de recevoir leur soutien indéfectible.

Enfin, cet événement, par effet de ricochet a permis de démontrer que toutes les allégations de nos détracteurs n’étaient que purs délires à dessein de nous discréditer. En effet, loin de l’image de cathos/tradis/sectaires que certains articles ou commentaires, lus sur un fameux site de désinformation partisane, ont pu laisser filtrer; les jeunes présents, plus nombreux que l’effectif ayant pointé à l’UDT, représentaient un large panel de confessions religieuses, de milieux sociaux et d’origines politiques, tous reconnaissant Bruno Gollnisch comme leader historique, naturel et inconditionnel du mouvement national.

En effet, loin de coller à l’étiquette de groupuscule sectaire et réactionnaire qui nous avait été attribuée, nous avons su montrer que même si le groupe facebook des « jeunes avec marine » nous dépasse sur le net en nombre de membres (moyenne d’âge : 40 ans…), sur le terrain, le FNJ soutient en très grande majorité Bruno Gollnisch. Si certains anciens, après tant de batailles ayant tournées à leur désavantage ont fait le choix de la facilité en optant pour la dédiabolisation express avec Marine, nous, jeunes nationaux, n’avons pas peur des défis, et par notre fougue, notre audace et notre idéalisme, nous refusons tout compromis, tout renoncement. Alain Soral lui même, ancien maître à penser de David Rachline, déclarait il y a peu : « dédiaboliser ça ne veut pas dire tomber dans le politiquement correct, ça ne veut pas dire lâcher sur certains fondamentaux; plaire aux français, ça ne veut pas dire plaire aux journalistes: on sait bien que c’est souvent le contraire”. On comprend maintenant pourquoi les marinistes s’en sont détachés bien rapidement il fût un temps…

Ainsi aujourd’hui, cette jeunesse demande à se faire entendre et clame son droit à un président la représentant, elle, l’avenir du mouvement. Un président droit et dynamique, pugnace et expérimenté, charismatique et cultivé : Bruno Gollnisch !

Un jour, le Général Mc Arthur écrivit : “On ne devient pas vieux parce qu’on a vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce que l’on a renoncé à son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme”.

A bon entendeur …

François-Xavier,

Responsable régional JAG des Pays de la Loire.

Lancement de la campagne des JAG !

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La campagne des Jeunes avec Gollnisch est lancée ! Profitant du déplacement de Bruno Gollnisch le 11 septembre dans le magnifique pays Mayennais où il a réuni près de 350 personnes, nous avons lancé le 1er week-end JAG. Et c’est une soixantaine de jeunes ligériens et de bretons qui sont venus soutenir notre candidat. Quoi de mieux pour la cohésion et le rassemblement qu’une veillée le samedi soir entre amis et frères d’armes ?! Chaque grand moment de l’Histoire ayant été accompagné de chants entonnés par des milliers d’Hommes, c’est avec un émoi et une joie non dissimulés que tous ensemble nous avons entonné les lansquenets, hymne du FNJ. C’est à l’occasion de cette veillée que Bruno Gollnisch nous a fait partager son amour de la France et sa volonté de la défendre. Je pense ne pas mentir en disant que chacun a pu être touché en l’écoutant parler avec autant de hargne, de foi et de détermination malgré toutes les barrières qui se sont trouvées sur son chemin.

Et c’est avec fierté que le lendemain nous avons levé les couleurs sous la présidence de Bruno Gollnisch, et rendu hommage à notre drapeau si cher, marqué par l’histoire d’hommes et de femmes qui ont tout sacrifié pour le défendre. Bruno Gollnisch a d’ailleurs su nous en parler ce matin là, avant de rompre le rassemblement des couleurs et de quitter le bivouac pour accompagner ceux qui le désiraient à la messe.

Nous avons terminé ce week-end par un déjeuner, l’intervention des responsables JAG locaux et nationaux, et un peu de sport. Le manifeste des Jeunes avec Gollnisch, édité en plaquette, en couleur et illustré de photos a également été distribué au jeunes. Ce succès de Bruno auprès des jeunes en surprendra peut-être plus d’un et pourtant ! Candidat du rassemblement et porteur de nos valeurs il n’a aucun mal à trouver partout en France des jeunes prêts à le suivre et à le soutenir. J’en veux pour preuve ce week-end régional qui a regroupé plus de jeunes qu’une udt nationale et le tout… sans aucun moyen ! Décidés à faire élire Bruno Gollnisch à la présidence du mouvement nous serons présents durant toute cette campagne, tous unis et déterminés à créer la surprise. Que personne ne se trompe, cette campagne n’est pas terminée ni jouée d’avance : elle commence ! Hauts les cœurs et pour la France : Vive le Front National, Vive Bruno Gollnisch !

Laura Lussaud, membre du comité central, responsable JAG Bretagne

PS: un reportage vidéo est en cours de préparation, avec notamment l’adresse de Bruno aux Jag au coin du feu à la veillée, la montée des couleurs qu’il préside, etc…

Quand David Rachline et NPI se ridiculisent…

Sur son blog, repris ensuite par NPI, le responsable du FNJ fait passer les JAG pour des menteurs. Or ces patriotes en peau de lapin sont pris eux-mêmes en flagrant délit de mensonge! Le responsable du FNJ affirme avoir été mis en relation avec un jeune, présent à l’UDT du FNJ, qui aurait eu l’occasion de converser avec moi au sujet de cette UDT. Le seul avec qui j’ai eu l’occasion de discuter de cette affaire, en dehors des jeunes présents à l’UDT qui m’ont fait remonter leurs échos et leur indignation, ce fut un jeune de Loire Atlantique présenti pour remplacé Laura Lussaud  à la tête des Pays de la Loire. Or ce jeune mariniste, avec qui j’ai effectivement correspondu par mail, a cru pouvoir exploiter la conversation privée que nous avons eu pour me mettre en tort. Je mets en regard deux allégations présentes sur le blog de David Rachline avec les propos copiés-collés que j’ai adressé à son « correspondant ». Très amusant. Jugez vous-même:

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Les JAG réagissent au discours du président – mise au point n°2

Nous regrettons vivement que l’entourage proche du président soit exclusivement, ou à peu de choses près, composé de marinistes. Car ce clan a tenté d’imposer au président l’idée selon laquelle les JAG étaient des diffamateurs qui s’en prenaient au Front National. Qu’il fallait donc les excommunier! Il nous semble par conséquent nécessaire de répondre à leurs accusations et apporter ainsi quelques lumières pour dissiper ce malentendu provoqué par des gens de mauvaise foi.

Hurler à la diffamation est en effet bien commode lorsque l’on veut détourner l’attention de certaines accusations gênantes. On reconnaît ici la bonne veille méthode stalinienne, reprise par le système en place, qui consiste à discréditer ses opposants aux yeux de l’opinion en leur associant de bien vilaines étiquettes. Ce faisant, sans cependant manifester en quoi ils ont tort, on évite soigneusement de répondre à leurs accusations. Ces gens là seraient bien incapables d’ailleurs de soutenir le détail des critiques qui leur sont adressées. Aucune d’entre elle n’est démentie: elles sont mêmes avérées et attestées.

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Mise au point

Je crois qu’il est nécessaire de faire une petite mise au point, à l’adresse de ceux qui nous accusent de division. Car s’il y a sous la plume de nos auteurs et dans nos articles un quelconque scandale, je crois que celui-ci réside dans les faits dénoncés davantage que dans la dénonciation des faits. Mais voilà sans doute une trop subtile distinction: il n’est pas étonnant alors qu’elle échappe à certains. Car enfin, ces vierges effarouchées qui s’insurgent contre nos articles ne démentent cependant aucun des faits rapportés. Ils s’indignent seulement de ce que l’on ose les dénoncer et les condamner. « Lorsque le sage montre la lune du doigt, l’imbécile regard le doigt » enseigne un proverbe chinois…

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A propos de l’Eglise et de l’immigration…

Nous profitons du conflit que certains clercs entretiennent avec l’Etat au sujet de l’immigration pour rappeler aux catholiques ce qu’enseigne réellement l’Eglise en la matière.

Lorsque l’on ouvre le Catéchisme de l’Eglise Catholique, voici ce qu’on y lit : « Les autorités publiques peuvent, en vue du bien commun dont elles ont la charge, subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverse conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard des pays d’adoption ». La Commission pontificale Justice et Paix, le 3 novembre 1988, dans l’Eglise face au racisme, rappelle également qu’ « il appartient aux pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés ou d’immigrés que leurs pays peut accueillir, compte tenu de ses possibilités d’emploi et de ses perspectives de développement ».

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Le FNJ définitivement confisqué

A deux reprises déjà, en mai, puis en juillet, nous avions été amenés à dénoncer les agissements partisans des dirigeants actuels du FNJ, dans l’exercice de leurs responsabilités.

Cependant, si certains doutaient encore naïvement de la récupération du FNJ , nous informons aujourd’hui les adhérents que David Rachline, coordinateur national du FNJ, apparaît dans l’organigramme de campagne de Marine le Pen au poste de responsable du Comité de Soutien Jeunes. Etant entendu, évidemment, que ses responsabilités à la tête du FNJ n’ont absolument rien à voir avec le hasard de sa nomination à la tête du Comité de Soutien Jeunes de Marine le Pen. Etant entendu qu’il saura faire la différence entre sa responsabilité à la tête du FNJ et sa fonction à la tête du comité de soutien des jeunes. Pure coïncidence. Aucun mélange des genres. Même pas une imprudence. Car il eut été déplacé, en effet, de profiter de la fonction de David Rachline à la tête du FNJ pour l’inviter à engager les jeunes derrière Marine le Pen. Mais ce n’est évidemment pas le genre de la maison. L’appareil est totalement impartial et souhaite le demeurer. Puisqu’on vous le répète : le FNJ n’a pas été confisqué !

Université d’été du FNJ. Dans le Nord-Pas-de Calais. Tiens donc. Evidemment, puisque la campagne interne n’a pas encore officiellement débuté, la direction du FNJ n’a invité ni Marine, ni Bruno dans le cadre de ses travaux. Mais voilà, la clôture de la manifestation coïncide avec la fête départementale du FN Pas-de-Calais. Et en tant que présidente du groupe FN au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, la présence de Marine Le Pen est annoncée sur l’agenda du mouvement. Là encore, pure coïncidence. Peut-être nous surprendrons-nous à douter, à la rigueur, de la prudence dont a fait preuve la direction du FNJ : car si l’on veut rester honnêtement impartial à l’égard des deux candidats, et n’en solliciter aucun durant ses activités, sans doute la sagesse impose-t-elle alors de ne pas aller planter sa tente sur les terres de l’un d’entre eux. Ne serait-ce que pour éviter d’inspirer la suspicion auprès des gens mal intentionnés. Comme nous par exemple. Il est vrai que le hasard fait drôlement les choses. Juré, craché, ils n’avaient pas réalisé qu’ils s’installaient dans le fief de Marine le Pen. La belle affaire : puisqu’elle est sur ses terres, on ne va tout de même pas lui interdire d’aller à la rencontre des jeunes. Et quel dommage que Bruno Gollnisch ne soit pas là, lui! Ou comment prendre les adhérents pour des gros débiles.

Une question subsiste tout de même : à quelle légitimité peut encore prétendre un appareil dont les organes ont été confisqués, dans le cadre d’une compétition interne, au profit exclusif d’une candidature ? Nous voulons avoir le droit de poser la question.

Jean

addendum: nous invitons évidemment chacun d’entre vous à ne pas laisser sombrer le Front National, mais au contraire à adhérer afin de permettre un vote massif en faveur de Bruno Gollnisch lors du congrès! Car on reconnaît les braves à ce que, dans le plus fort de la tempête, ils montent sur le pont pour livrer l’ultime bataille…

addendum: David Rachline vient d’être remplacé à la tête du Comité de Soutien Jeunes par Stéphanie Koca, membre de la coordination nationale FNJ. Personne n’est dupe.

Les jeunes avec Gollnisch avaient raison! Des cadres du FNJ demandent désormais le départ de David Rachline…

Décidément, rien ne va plus au FNJ. Laura Lussaud, secrétaire départementale et régionale du FNJ de l’Ouest, et membre du Comité central, vient d’adresser un courrier à tous les responsables régionaux du FNJ : elle y annonce sa démission de son poste de responsable FNJ départemental et régional, également de la coordination nationale FNJ à laquelle elle appartenait. En cause l’attitude de David Rachline, coordinateur national du FNJ. « L’objet de notre conflit, explique Laura dans sa lettre, a été le fait que j’ai mis en place un secrétaire départemental qui aujourd’hui est gollnischien. Selon lui c’est une trahison… Moi je considère que chacun est libre d’avoir l’opinion qu’il désire au congrès et que le FNJ a un but tout autre que celui d’instrument pour un des candidats ». Tout est dit. Et avec d’autant plus de force que Laura Lussaud était -jusqu’ici en tout cas- une mariniste déclarée.

Nous avions déjà dénoncé sur ce blog la confiscation du FNJ à des fins partisanes, ainsi que l’éviction des partisans de Bruno Gollnisch parmi les cadres du FNJ. Laura confirme donc nos propos. Elle reconnaît d’ailleurs explicitement que les propos de David relayés sur notre blog il y a quelques temps étaient authentiques. Souvenez-vous en effet ce que nous écrivions à l’époque : « [David]a déclaré à plusieurs reprises avoir été nommé pour évincer les partisans de Bruno Gollnisch. La dernière déclaration en date était à l’adresse de la secrétaire régionale FNJ de la région Ouest, Laura Lussaud, lors du dernier Conseil National. Déclaration si peu discrète qu’elle est tombée dans les oreilles d’autres responsables FNJ. » A la suite de quoi David avait opposé un démenti de circonstance, et Marine demandait à Laura d’en faire autant. Mais voici que Laura évoque notre article dans la suite de sa lettre et revient sur son démenti : « Si les accusations des jeunes avec Gollnisch ont été démenties elles étaient vraies. J’étais mise en cause et j’ai démentie puisque c’est comme ça que l’on se comporte dans une équipe soudée. Mais actuellement cela va trop loin ».  Et de conclure son paragraphe en parlant de David: « Je l’ai couvert plus d’une fois pour d’autres erreurs et bien que souvent en désaccord je me disais que ce n’étais pas si grave mais il arrive un moment où il faut faire le bilan de ce qui a été réalisé ».

S’il fallait encore d’autres preuves de l’instrumentalisation du FNJ par son actuelle direction, il suffirait de jeter un rapide coup d’oeil sur la nouvelle affiche du FNJ que David Rachline a proposé à la coordination nationale:  Tract FNJ . Ce n’est plus derrière Jean-Marie le Pen que David exhorte les militants à s’engager, mais derrière Marine le Pen… Démarche évidemment subversive et malhonnête qui fait réagir Laura: « Que l’on soit mariniste ou gollnischien, poursuit-elle dans sa lettre, je pense que l’on peut se mettre d’accord sur le fait que c’est aux adhérents de décider de qui nous représentera et que nous devons attendre le 16 janvier pour ne plus mettre Jean-Marie Le Pen sur nos tracts… »

Oui, vraiment, tout est dit…

Lettre de Laura Lussaud aux Secrétaires Régionaux FNJ :

Chers Amis,

Mon mail vous surprendra sans doute. Après avoir eu des mots avec David Rachline j’ai démissionné de la coordination nationale puis de mon poste de secrétaire régionale et départementale. L’objet de notre conflit a été le fait que j’ai mis en place un secrétaire départemental qui aujourd’hui est gollnischien. Selon lui c’est une trahison… Moi je considère que chacun est libre d’avoir l’opinion qu’il désire au congrès et que le FNJ a un but tout autre que celui d’instrument pour un des candidats. Si les accusations des jeunes avec Gollnisch ont été démenties elles étaient vraies. J’étais mise en cause et j’ai démentie puisque c’est comme ça que l’on se comporte dans une équipe soudée. Mais actuellement cela va trop loin. Je l’ai couvert plus d’une fois pour d’autres erreurs et bien que souvent en désaccord je me disais que ce n’étais pas si grave mais il arrive un moment où il faut faire le bilan de ce qui a été réalisé.

Si je me permets de vous écrire c’est que le FNJ est à mon sens an danger. Objectivement, et bien que j’ai pu être liée par des liens d’amitié avec David, c’est un responsable qui n’a comme seule compétence que celle de savoir s’exprimer. Il est incapable de sortir une affiche ou un tract digne de ce nom seul. Toutes les affiches du FNJ sont soit d’anciennes affiches reprises soit des idées d’autres cadres. Pour la dernière campagne il a donné ordre à tous les secrétaires régionaux d’organiser une conférence de presse le samedi suivant en expliquant qu’il nous envoyait un discours type. La conférence de presse est arrivée le samedi à 13h30 et adaptée à la région PACA. A nous de nous débrouiller le jour même, sans préparation bien évidemment. Toutes les réunions sont organisées au dernier moment, il faut envoyer trois mails pour avoir des affiches ou des autocollants, attendre parfois plusieurs jours pour avoir nos communiqués validés et quand quelqu’un met un communiqué sans aval il se fait taper sur les doigts. Je ne sais pas si pour vous aussi c’est le cas mais en tout cas moi j’étais dans cette situation et pourtant j’étais à la coordination nationale. Et j’aurais bien d’autres exemples encore. Vous avez ci-joint l’affiche qu’il vient de proposer à la coordination nationale, affiche qui n’a pas été réalisée par lui et pour laquelle il n’y a de toute évidence pas eu de relecture puisqu’il y a des fautes. Que l’on soit mariniste ou gollnischien je pense que l’on peut se mettre d’accord sur le fait que c’est aux adhérents de décider de qui nous représentera et que nous devons attendre le 16 janvier pour ne plus mettre Jean-Marie Le Pen sur nos tracts…
Je pense qu’il n’est au FNJ que pour s’en servir de tremplin pour sa carrière politique et c’est regrettable.

Je suis au Front National depuis toute petite et à 8 ans déjà je suivais l’équipe FNJ de Nantes avec Samuel Maréchal et Louis-Armand de Béjarry pour ceux qui connaissent. Je suis peut être sentimentale mais voir ce que devient le FNJ me révolte. Il a normalement comme but de rassembler et former des jeunes au militantisme, de les fidéliser et pourquoi pas d’en faire de futurs cadres. Et Dieu sait à quel point on en aurait besoin. Tous ceux qui sont passés par le FNJ en ont un bon souvenir à ce que je sache et d’excellents cadres en sont nés.

Il y a un dicton qui dit que l’on a les responsables que l’on mérite ou dont on hérite. J’estime que le FNJ mérite un bon responsable parce que c’est une structure importante au sein de l’appareil.

Vous qui avez eu l’occasion de travailler avec David vous aurez pu constater ou non la même chose que moi. Je sollicite votre avis. Je pense qu’il serait temps de rendre au FNJ l’âme qui est la sienne et que c’est notre rôle que de veiller à ce que notre structure perdure.

J’ai envoyé un mail à Marine Le Pen et à Bruno Gollnisch pour les avertir de mes intentions. Si eux deux et la majorité d’entre vous soutiennent David alors je n’irai pas plus loin. Mais si certains d’entre vous sont d’accord avec moi je propose un recours pour remplacer David.

Si certains me connaissent ils savent que je n’agis que par militantisme. Je précise que je ne suis pas candidate pour remplacer David et que je n’ai donc aucun intérêt personnel dans cette démarche qui me coûte plus qu’elle ne m’est agréable mais qui est nécessaire.

En espérant que vous me comprendrez.

Bien à vous.

Laura Lussaud.

A ce jour, Laura a obtenu le soutien d’un certain nombre de secrétaires départementaux et régionaux, aussi bien au Front qu’au FNJ…

Jean

Bruno Gollnisch s’oppose à Marine le Pen sur l’identité nationale

Dans le Figaro du 12/12/2006, Marine le Pen déclarait : « La candidature de rassemblement du peuple français débarrassée des spécificités religieuses, ethniques ou même politiques, c’est la candidature de Jean-Marie Le Pen ». Il est très intéressant d’observer à cet égard les différences structurelles de pensée entre Marine et Bruno. En prononçant ces mots, Marine le Pen ne pouvait pas mieux exprimer sa vision désincarnée et indifférenciée de la France et de son peuple. Car débarrassée de ses spécificités et de ses particularités, la France n’est plus qu’une idée ou un concept, en clair : une abstraction. Lire la suite

La chasse aux sorcières s’accélère au FNJ…

Une des qualités indéniables de Bruno Gollnisch, c’est qu’il est assurément le candidat du rassemblement. Il est le seul actuellement à pouvoir fédérer l’ensemble de la droite nationale, et donc à pouvoir dynamiser notre courant de pensée sur la base d’une ligne doctrinale claire et sûre, aussi bien en France, qu’en Europe ou à l’international. Mais lorsque Bruno veut rassembler et fédérer toutes les forces vives de notre mouvement de pensée au nom de l’intérêt supérieur de la patrie et de la civilisation, certains au contraire sèment la division dans nos rangs, font le vide autour d’eux, évincent même les plus fidèles… Depuis que la campagne pour la succession du président est lancée, la chasse aux sorcières a pris un nouvel élan à l’intérieur de l’appareil frontiste, à l’initiative de ceux qui tiennent aujourd’hui les leviers de commande. En l’espace de moins d’une semaine, nous avons eu connaissance d’au moins cinq secrétaires départementaux FNJ gollnischiens évincés : Laurent Lenormand, SD de Seine Maritime, Rémy Hippie, SD FNJ Meurthe-et Moselle, Damien Brunon, SD FNJ de Haute Loire, Jérémie Thebault, SD FNJ du Val d’Oise.

L’actuel coordinateur national du FNJ, David Rachline, est un partisan mariniste déclaré. Et ses attaches partisanes au sein du Front ne sont évidemment pas étrangères à sa nomination. Que David fasse la campagne de Marine n’est en effet un secret pour personne. Mais qu’il confisque le FNJ à des fins partisanes, qu’il le détourne de sa vocation réelle afin de promouvoir en interne la candidature de Marine le Pen, voilà qui est proprement insupportable. Il eut été souhaitable, s’il voulait faire la campagne de Marine, qu’il reprenne sa liberté en rendant ses responsabilités, comme Louis Aliot a eu l’honnêteté de faire. Il reste que dans l’exercice de ses responsabilités, il se devait de rester impartial et de n’agir qu’en vue de la formation et de l’efficacité de l’action FNJ sur le terrain. Non pas de prendre les jeunes en otage et d’introduire le FNJ dans des querelles de succession. En attendant, il a déclaré à plusieurs reprises avoir été nommé pour évincer les partisans de Bruno Gollnisch. La dernière déclaration en date était à l’adresse de la secrétaire régionale FNJ de la région Ouest, Laura Lussaud, lors du dernier Conseil National. Déclaration si peu discrète qu’elle est tombée dans les oreilles d’autres responsables FNJ. D’ailleurs évincés depuis lors…

Autant de mouvements inopportuns dans la nomination des cadres FNJ locaux, alors même que nous ne sommes pas à la veille d’une échéance électorale, ne peut, à l’aube de la succession du président, et alors que chacun des candidats à la succession mobilise ses troupes, que susciter de graves interrogations. En particulier lorsque celui qui procède à ces mouvements est engagé lui-même dans la campagne et fait connaître publiquement, en particulier sur face book, son attachement à l’un des candidats.

Parmi les accusations portées contre les responsables évincés, il faut souligner la présence de deux d’entre eux au congrès nationaliste du Renouveau Français. Voici un extrait de la lettre envoyée par la direction du FNJ à l’adresse de l’un d’eux : « Le congrès nationaliste rassemble tous les éléments hostiles au Front National ; il est inacceptable qu’un responsable du mouvement de Jeunesse de Jean-Marie Le Pen y participe, quels qu’en soient les raisons ou les objectifs. S’y rendre constitue ainsi une faute politique majeure. » Faut-il en rire ou en pleurer ? Plutôt que d’asséner des contre vérités, il eut été préférable que l’auteur de cette lettre indique en quoi ce « congrès rassemble tous les éléments hostiles au Front National ». Cela est d’ailleurs si peu vrai que Bruno Gollnisch lui-même, vice président exécutif du Front National, également responsable et garant du programme frontiste, y était invité par les organisateurs. Et à défaut d’y avoir été physiquement présent, il y a fait lire un communiqué de soutien. Sachant cela, comment l’auteur de cette lettre peut-il encore écrire ces lignes ? Considère-t-il que le numéro 2 du Front National n’est pas une caution suffisante ? Comment se fait-il que l‘auteur de ces lignes n’ait pas encore fait l’objet d’une convocation devant la commission de discipline ? Nul doute que si Marine avait été elle-même traitée de la sorte, les choses eussent été différentes… Mais comment ne pas voir dès lors dans cette éviction une véritable attaque idéologique portée contre les partisans de Bruno Gollnisch ?

Rappelons que cette association n’est pas un parti politique et qu’elle ne suscite par conséquent aucune concurrence au Front puisqu’elle n’a pas vocation à présenter de candidats aux échéances électorales. Son projet s’articule essentiellement autour de la formation doctrinale. Qualifié de nationaliste, il ne rentre pas non plus en contradiction avec le programme frontiste. Si peu d’ailleurs que des cadres FN sont invités chaque année lors du congrès à s’exprimer à la tribune et faire ainsi valoir le combat mené par Jean-Marie le Pen. Il n’est donc pas surprenant que la population que l’on retrouve habituellement à ce rendez-vous nationaliste gravite politiquement autour du Front, et que l’on y reconnaisse chaque année des militants et responsables du FN ou du FNJ. Sans que cela n’ait jamais suscité de réactions ni aucune évictions. Aucune directive n’a d’ailleurs jamais été adressée par le Front à ses responsables, ni pour les encourager, ni pour les dissuader de se rendre à ce congrès. Et les deux SD FNJ en cause n’étaient présents qu’en leur nom. Voilà donc que sans autres formes de procès, sans avertissement préalable, sans même que l’on se soit auparavant entretenu avec eux, ils sont évincés pour s’être rendu à un congrès nationaliste soutenu par le vice-président du Front en personne. Une seule conclusion s’impose : ou bien la direction FNJ se croit statutairement au dessus de la vice-présidence exécutive du Front National, ou bien elle ne reconnaît pas l’autorité de Bruno Gollnisch en qualité de vice-président : dans les deux cas, la direction du FNJ s’expose à de graves sanctions disciplinaires. Cette affaire aura cependant permis aux militants de tirer certains enseignements : Bruno Gollnisch est définitivement le seul candidat du rassemblement, le seul qui puisse fédérer la nébuleuse nationale constituées par les différentes chapelles ou associations qui évoluent idéologiquement autour du Front National !

A la vérité, cette supposée hostilité nourrie contre le FN n’est sûrement pas une hostilité idéologique ou doctrinale. Et d’ailleurs il serait mal venu à la direction actuelle du FNJ d’invoquer le projet politique du Front National. Car de celui-ci, elle se moque éperdument. Pour preuve, l’installation dans les Yvelines de celle qui avait été nommée SD FNJ, avant que David Rachline ne se ravise suite à des plaintes, en la nommant finalement SD adjointe FNJ. Il s’agit de Vénussia, une jeune transfuge du NPA, qui déclare très volontiers avoir quitté son ancien port d’attache après s’être aperçu que les responsables du NPA n’étaient pas accessibles et qu’elle ne pourrait pas faire valoir ses compétences dans un tel parti. Bref, ce sont fondamentalement des motifs humains qui l’ont conduite du NPA au Front, dont elle jugeait le cadre plus favorable à son émergence politique. Et non un revirement idéologique soudain et brutal. Et voilà que David Rachline, sans l’avoir vu, ni s’être jamais entretenu avec elle, connaissant pourtant son appartenance au NPA, qui jusqu’à preuve du contraire n’évolue pas tout à fait sur la même ligne doctrinale que le Front national, ainsi que sa très récente et précipitée arrivée au Front, s’empresse de lui confier des responsabilités sans interroger auparavant ses motivations réelles. Une nomination contestée qui a de quoi susciter quelques inquiétudes, d’autant que Vénussia a confié à certains militants d’Ile-de-France qu’elle était favorable au mariage gay, à l’avortement et, dans un autre registre, à la libéralisation du canabis. Que cela soit objectivement contraire au programme frontiste ne semble guère ennuyer ceux qui l’ont nommée. Car encore une fois, ces gens là se moquent éperdument du projet politique porté par notre mouvement. Philippe Chevrier, Secrétaire Départemental des Yvelines, lui a d’ailleurs trouvé un rôle tout à sa mesure : la communication. Mais communiquer quoi ? Quand on se moque du projet. Car la communication est subordonnée au contenu du message qu’elle a vocation à rendre accessible. A vouloir oublier cette évidence, on finit par faire de la communication pour la communication, et le message se perd lui-même dans le processus de communication. On ne communique plus rien, mais c’est égal, on communique…

Addendum : Damien Brunon n’était pas en réalité au congrès nationaliste du RF. Big Brother FNJ n’avait donc pas les yeux en face des trous ce jour là : les taupes et les infiltrés ont en effet fourni une liste de dénonciation un peu à la légère. Il faudra sans doute que la direction du FNJ dispense des cours de formation à la délation s’ils veulent rester crédibles… En attendant, Damien a reçu un mot d’excuse de la direction du FNJ qui le maintient finalement dans ses responsabilités.

Addendum 2: David Rachline nous oppose un démenti qui apparaît sur le site du FNJ. Il y récuse entre autre le nombre de SD FNJ évincés. Mais il évite prudemment de faire le détail de cette affaire. Il est vrai qu’il n’y aura pas eu finalement cinq SD renvoyés, ainsi que nous le faisons d’ailleurs savoir dans l’addendum précédent: et pour cause, Damien Brunon, que la direction du FNJ voulait écarter à cause de sa supposée participation au congrès nationaliste, ne s’y était en réalité jamais rendu. Le FNJ s’est donc excusé dans une lettre adressée à Damien. Quant à Rémy Hippie, il a manifestement été réintégré après avoir cependant été inquiété. Nous avons eu chacun de ces jeunes au téléphone et nos informations sont vérifiées. Nous maintenons par ailleurs les déclarations de David informant vouloir éloigner les gollnischiens des postes à responsabilités. Pour le reste, David évite soigneusement de rentrer sur les questions de fond. Il se contente de tourner cet article en dérision en affirmant que « son auteur [s’imagine] seul détenteur et défenseur de la supposée doxa du Front National ». En réalité, cet aveu est très révélateur et conforte nos lignes: car cette supposée doxa du Front, c’est précisément le programme du Front National dans le texte. Programme dont le coordinateur du FNJ n’est pas propriétaire. Il y a décidément du souci à se faire lorsque l’on constate le désintérêt de certains responsables FNJ pour le projet porté par le Front National…

Jean