Merci Bruno ! Nous restons mobilisés derrière vous !

Au lendemain de ce congrès historique où Marine Le Pen est devenue la présidente du Front National, il est normal de dresser un bilan et d’envisager l’avenir de notre mouvement. Bien entendu, la suite est logique : tous réunis pour le même combat, pour défendre les mêmes idées et combattre le même ennemi.

Je tiens à dire combien je suis fière d’avoir fait campagne pour la candidature de Bruno Gollnisch. Candidat loin d’être marginal, il a su rassembler derrière lui un tiers de nos adhérents et en particuliers des jeunes qui lui ont manifesté leur soutien une fois encore lors de la soirée organisée samedi soir où, à la veille de l’annonce officielle des résultats, 150 jeunes étaient présents une dernière fois derrière leur candidat. En effet, si pendant cette campagne la direction du FNJ a eu une attitude pour le moins partiale, les jeunes ont malgré tout porté massivement leur choix sur la candidature de Bruno Gollnisch. Que ce soit en Mayenne lors du premier week-end JAG, à Villepreux lors que la fête des patriotes, ou durant cette dernière soirée nous ne pouvons que constater la popularité qu’a Bruno chez les jeunes et l’enthousiasme qu’il éveille chez eux.

Je remercie toutes les personnes avec qui nous avons mené cette campagne qui, nous pouvons l’avouer sans être « mauvais joueur », a été médiatiquement inégale et donc demandait une présence sur le terrain plus importante pour tenter de compenser nos lacunes. Cette campagne aura créé entre nous des liens forts et nous avons redécouvert, c’est en tout cas mon cas, le plaisir de militer auprès d’hommes et de femmes plus admirables les uns que les autres, toutes et tous près à tous les sacrifices pour se battre et faire triompher leurs idéaux dans un seul intérêt et avec la même boussole : le salut de la France !

Pour finir, et c’est le plus important, je tiens à remercier Bruno Gollnisch. Je pense ne pas me tromper si je le fais au nom de tous. Homme de grande valeur, droit et courageux, ferme et déterminé, il a su mobiliser toutes les forces nécessaires pour que nos voix se fassent entendre durant cette campagne, pour prouver qu’il représente bel et bien un courant important dans ce mouvement et que nous sommes nombreux à le suivre ! Si aujourd’hui Marine a gagné, et que nous sommes naturellement pour l’unité, nous continuerons de le suivre et de faire entendre notre voix au sein du mouvement, par le biais notamment du comité central ou du bureau politique.

Cher Bruno, vous êtes l’homme qui avez fait brûler en nous la flamme tricolore comme jamais et qui continuez de la faire brûler. Comme le dit un de mes amis, quand une âme est enflammée c’est pour la vie. Vous avez fait en sorte que mon âme s’enflamme durant cette campagne et m’avez rappelé les raisons de notre combat et l’importance des valeurs que nous défendons.

De Saint-Denis à Tours, nous avons cru en vous et en votre victoire. Si nous sommes déçus nous n’en sommes pas moins déterminés ! Notre combat se poursuit et vous continuez de représenter un pilier indispensable à la droite nationale parce que vous faites partie, tout comme Jean-Marie Le Pen, des Hommes qui marqueront à jamais l’Histoire de France.

Comme vous l’avez si bien dit, le combat continue ! Nous allons nous battre et nous allons gagner et quand nous gagnerons vous y aurez largement contribué !

Vive le Front National ! Vive Bruno Gollnisch ! Vive La France !

Laura Lussaud,
membre du bureau des JAG,
membre du Comité Central

Lettre ouverte du directeur des JAG à Jean-Marie le Pen

Président,

Il m’apparaît opportun, après avoir été exclu du Front National, de porter quelques unes de mes préoccupations à votre connaissance.

Il m’a été reproché de nuire à l’unité du mouvement en rendant publiques certaines inquiétudes, il est vrai partagées par un certain nombre de militants. Je m’étonne néanmoins de ce que l’on n’ait pas interrogé plus avant les motifs qui ont provoqué le comportement dont on me fait grief, que la commission de discipline ne se soit pas penchée sur les causes qui ont entrainé une réaction que vous avez peut-être, par ailleurs, jugée excessive.

Car certains événements troublants provoquent, depuis quelques temps déjà, des polémiques sur lesquelles, afin de sauvegarder l’unité du mouvement à laquelle nous devons quelquefois sacrifier notre amour propre, les proches de Bruno Gollnisch ne s’étaient jusque là pas étendus. Mais à la faveur de la campagne, il nous est apparu nécessaire de réagir à certaines attitudes qui s’apparentaient de plus en plus vraisemblablement à des provocations.

Ainsi je dois reconnaître qu’à diverses occasions la conduite de l’actuel coordinateur national du FNJ, David Rachline, est apparue suspecte. Ce dernier, en effet, a reconnu devant témoins vouloir évincer les partisans de Bruno Gollnisch. Le secrétaire départemental FNJ de Seine Maritime, Pierre Bucourt, depuis mystérieusement relevé de ses fonctions, et la secrétaire régionale FNJ de l’Ouest, Laura Lussaud, jusqu’alors mariniste déclarée, ont attesté ses propos. Plus tard, David Rachline reprochera à Laura sa trahison après qu’elle ait nommé dans les Pays de le Loire un responsable FNJ, François-Xavier Gicquel, pourtant militant actif, enraciné dans sa région et reconnu de ses camarades, mais qui s’avérait être attaché à la candidature de Bruno. La coupe était pleine : Laura démissionnera à la suite de cet épisode et dénoncera l’attitude partisane de David Rachline, avant d’être sanctionnée pour ce motif par la commission de discipline.

Que penser également de David Rachline lorsqu’il propose à la coordination nationale du FNJ une affiche invitant à s’engager derrière Marine le Pen ? N’assume-t-il pas là, dans l’exercice de ses responsabilités, un acte délibérément partisan par lequel il croit pouvoir confisquer le FNJ au profit de la candidature de Marine le Pen ?

Un autre événement participe du même esprit partisan, déplacé en l’état. David Rachline a cru pouvoir évincer des SD FNJ qui soutenaient la candidature de Bruno (Jérémie Thébault par exemple), pour s’être rendus au congrès nationaliste du Renouveau Français auquel Bruno Gollnisch avait pourtant apporté son soutien. Quoique l’on pense du Renouveau Français, il n’est pas un parti politique mais une association qui dispense une formation nationaliste : à aucun moment il n’a donc suscité de concurrence au Front National, n’ayant jamais présenté de candidats aux échéances électorales. Il offre d’ailleurs chaque année une tribune à nos responsables pour qu’ils fassent valoir le combat mené par notre formation. En l’état, aucune consigne n’avait de toute façon été données aux cadres du Front, ni pour les encourager, ni pour les dissuader de ce rendre à un congrès qui réunit chaque année de nombreuses personnes qui évoluent idéologiquement autour des valeurs portées par notre programme politique. Enfin, le responsable du FNJ aurait du mal à invoquer des divergences doctrinales avec cette association nationaliste quand il promeut lui-même des responsables FNJ éloignés des positions sociétales défendues par le Front National, telle la nouvelle SD adjointe au FNJ des Yvelines qui soutient la libéralisation du cannabis, le mariage homosexuel et l’avortement. Il ne pouvait non plus invoquer la présence à ce congrès d’adversaires du Front National quand il se rend lui-même à l’apéritif du 18 juin auquel participaient aussi bien Riposte Laïque, laquelle se vante d’avoir toujours « combattu les idées du Front National », que le Bloc Identitaire, lequel présenta un candidat contre vous aux dernières régionales et titrait il y a quelques temps sur son site Novopress un billet intitulé « Le Pen est mort », sous-titré « politiquement depuis le 22 avril 2007 » . Quoiqu’il en soit, Bruno Gollnisch est jusqu’à présent statutairement mieux placé que David Rachline dans l’organigramme frontiste. Et il convient, lorsque le vice-président d’un parti soutient une manifestation publique, que le responsable de la jeunesse n’évince pas les jeunes cadres qui s’y rendent. Pour le moins, ça fait désordre…

Il est un autre motif qui m’a fait réagir sur mon blog : les positions avouées de certains cadres marinistes, objectivement contraires au programme politique du Front National. J’y vois là un délitement progressif du projet frontiste. Là encore, il semble que les faits soient avérés. J’évoquais à l’instant le cas de la jeune Vénussia Myrtil dans les Yvelines, mais d’autres cas peuvent encore être soulignés : ainsi dans les Hauts-de-Seine, le candidat aux prochaines élections cantonales sur le canton d’Asnières-Nord, Franck Beeldens, se déclare ouvertement hostile aux positions du Front National concernant la famille et de l’accueil de la vie. Il est vice-président du « Parti du Respect » qui milite pour « obtenir le mariage pour les couples homosexuels », et pour « obtenir l’adoption pour les couples homosexuels». Ce cas de double appartenance serait-il moins scandaleux qu’un autre ?

En tout état de cause, s’il y a sous ma plume un quelconque scandale, je me demande si celui-ci ne réside pas davantage dans les faits dénoncés que dans la dénonciation des faits. David Rachline n’est-il pas malvenu de solliciter l’éviction d’un adhérent du Front au motif que celui-ci, en rendant publiques certaines informations, n’aurait pas respecté certaines règles, quand il semble être le premier à les avoir transgressées, provoquant ainsi la polémique dont il voudrait que ses détracteurs portent ensuite la responsabilité ? Aussi je m’étonne de voir certains cadres s’insurger contre les réactions légitimes, quand bien même les jugeraient-ils excessives, qu’ils ont eux-mêmes suscitées. Il me semble avoir toujours suspendu l’opportunité de révéler les disfonctionnements internes de l’appareil à l’existence de certains enjeux, tels que la loyauté de la campagne et la défense de certaines valeurs promues par le Front dont je crains cependant que l’expression soit quelquefois diminuée. Les appels que nous avons lancés jusqu’à vous étant néanmoins toujours restés sans réponses, nous avons cru, peut être à tort, pouvoir exploiter l’outil qu’internet mettait à notre disposition pour faire entendre notre cri.

Président, je vous demande donc, à l’aune des informations que je viens de vous communiquer, de revoir votre jugement. Et je sollicite la convocation de David Rachline en commission de discipline. Car il est étrange que seuls les partisans de Bruno Gollnisch soient invités à s’expliquer quand la crédibilité de certains de leurs concurrents semble manifestement entamée, et leur responsabilité engagée dans les polémiques ravageuses qui nuisent à l’unité du mouvement.

Je vous prie de croire, Président, à l’expression de mon fidèle attachement et de mon respectueux dévouement à la cause nationale.

Edouard,
Directeur national des Jeunes avec Gollnisch

Le regard critique du militant frontiste (1/2)

L’élection de Bruno Gollnisch serait-t-elle un désaveu pour le président ? C’est en tout cas ce que semble affirmer Jean-Marie le Pen au journal Le Progrès en date du 17 décembre.

Disons le immédiatement : nous maintenons intactes la gratitude et l’affection que nous portons au président, pour le combat qu’il a longtemps mené et pour ce qu’il représente dans l’opinion. Mais nous voulons également conserver intègre notre discernement: nous ne suivons des hommes qu’à cause de ce qu’ils incarnent un idéal et portent nos espoirs. Cependant l’idéal subsiste, pas l’homme. Aussi croyons-nous faire honneur à Jean-Marie le Pen en ne le suivant pas dans chacun de ses choix partisans. Car c’est porter davantage de crédit à la bataille politique qu’il mène par ailleurs et dans laquelle, librement, nous le suivons avec enthousiasme.

Que dire alors de ceux qui vouent au chef un culte aveugle qui les prive de tout jugement ? Rappelons d’ailleurs que Jean-Marie le Pen n’a jamais demandé à Bruno Gollnisch de se retirer de la compétition : en soutenant sa fille, il assume un choix personnel qui n’engage pas les adhérents, lesquels sont invités à s’exprimer comme des grands ! Le culte du chef poussé jusqu’à l’absurde, qui vous commande d’agir sans intelligence, en adoptant finalement une démarche irrationnelle, voilà une caractéristique de l’extrême droite que certains, dans l’entourage de Marine le Pen, semblent incarner à merveille! Nous invitons donc les adhérents à prendre le recul et la distance nécessaire afin de préserver un regard critique dans le cadre de cette campagne.

Il  est vrai que nous nous inquiétons lorsque le président semble prendre en otage les adhérents en indiquant qu’il prendrait pour un désaveu personnel l’élection de Bruno Gollnisch. Un tel chantage nous paraît d’ailleurs ahurissant et parfaitement déplacé dans le cadre d’une compétition que le président avait lui-même voulue loyale et dans laquelle, s’étant verbalement érigé en arbitre lors du dernier Conseil National, il eut été souhaitable qu’il ne fut pas tout à la fois juge et partie. Nous préférons croire néanmoins que les journalistes ont encore interprété mal intentionnellement ses paroles et que l’exercice d’une telle pression sur le choix des militants reste étranger à la pensée du président…

A suivre…

Edouard

Pierre Cheynet : « Avec Bruno Gollnisch, pour un Front rassemblé, anticonformiste, et décentralisé »

L’heure du choix est arrivée pour les adhérents du Front, qui vont devoir désigner un successeur à Jean-Marie LE PEN. Pour que ce choix ne soit pas l’expression de préférences superficielles éloignées de ce qui fait la réelle valeur d’un président, il est nécessaire de procéder à l’examen attentif du parcours, de la stratégie et du projet de chacun des deux candidats par-delà les différences de style ou de caractère, d’autant plus difficiles à mesurer que Marine LE PEN et Bruno GOLLNISCH ont l’un et l’autre de très grandes qualités.

C’est après m’être livré à cet exercice minutieux que j’ai choisi de parrainer et de soutenir Bruno, certainement pas contre sa concurrente mais au contraire dans un souci d’unité et de rassemblement de notre famille politique, afin d’éviter les écueils de la dissension et de la dissidence qui nous ont tant nui par le passé. Cet impératif constant chez lui depuis qu’il s’est engagé au Front, lui donne une grande légitimité pour briguer la présidence de notre mouvement.

-D’abord parce que Bruno GOLLNISCH refuse de toutes ses forces la division. Il a tenu bon, avec Jean-Marie LE PEN, lors de la terrible scission de Décembre 1998, malgré le départ d’un grand nombre de cadres et d’élus aveuglés par des promesses de respectabilité et de pouvoir qui les ont conduits au néant. De cette difficulté, il a tiré un enseignement politique majeur : pour pouvoir un jour rassembler les Français, il faut d’abord rassembler les patriotes, sans chercher à opposer les uns aux autres, car la France aura besoin de tous pour se relever. Sa stature et ses talents de diplomate s’avèreront précieux pour concilier les caractères et les sensibilités les plus diverses de notre mouvement, qu’il souhaite diriger d’une manière plus collégiale en cultivant une grande proximité à l’égard des militants. Le partage équitable et efficace des rôles qu’il propose d’ores et déjà à Marine LE PEN dans l’hypothèse de son élection illustre en tous cas la sincérité et la profondeur de sa démarche.

-Ensuite parce que Bruno GOLLNISCH a le sens des priorités. Ses 25 années passées au service du Front National lui ont appris à résister aux sirènes du politiquement correct qui pourraient nous incliner parfois à baisser la garde devant les difficultés et l’ingratitude de la vie de militant. Pour lui, la dédiabolisation réside plus dans la clarté de nos propositions et la crédibilité de notre programme que dans toute forme de communication politique, même si celle-ci n’est évidemment pas à négliger. Jean-Marie LE PEN l’a prouvé tout au long de sa vie : l’essentiel n’est pas de plaire à tous mais de dire la vérité, c’est la raison pour laquelle nous devons être fiers de défendre les valeurs traditionnelles, à l’heure où le gouvernement les méprise au point de priver la famille de ministère…

-Enfin, Bruno GOLLNISCH veut rapprocher le Front National des Français en décentralisant son action. Lire la suite

Bruno Gollnisch à Annecy: « Je suis le candidat anti-système »

Bruno Gollnisch, député européen, était hier soir à Annecy pour présenter sa candidature à la présidence du Front National aux côtés de Marie Favre et Joëlle Regairaz, conseillères régionales. Dominique Martin, conseiller régional, secrétaire national au FN – et qui soutient Marine Le Pen -, était là aussi. « C’est une compétition interne, ce n’est pas la guerre… Et j’ai hâte que cela se termine » devait-il préciser en souriant à Bruno Gollnisch.

Ce dernier s’est présenté comme le candidat « anti-système ». Il faut entendre par là « anti-système médiatico-politique », dont Marine Le Pen fait maintenant partie. « France Télévisions lui a consacré une émission entière avec sept tribunes successives (NDLR : “A vous de juger”) et a décidé de ne pas me donner la parole. » Bruno Gollnisch a aussi regretté les propos de Marine Le Pen mettant en avant les groupuscules d’extrême droite qu’il aurait l’intention de récupérer. « Ce sont les mêmes arguments que l’on utilisait contre son père. Mon ambition est seulement de faire revenir au FN ceux qui sont partis comme Carl Lang. Je veux aussi rassembler au-delà de la famille FN en élargissant notamment du côté des “villiéristes” et des “chevènementistes. » Enfin, Bruno Gollnisch a présenté un programme somme toute classique au FN : protection des frontières, expulsions des délinquants étrangers et suppression de l’empilement des strates administratives.

Le Dauphiné

Bruno Gollnisch, tribun

Assez en verve, bien qu’apparemment fatigué par une campagne où il approche les 70 déplacements depuis septembre, M. Gollnisch a su faire jouer ses talents d’orateurs. Ressemblant, à la tribune, de plus en plus à Jean-Marie Le Pen, le vice-président du FN a délivré un discours citant… Martin Luther King. “J’ai fait un rêve. I have a dream “ a déclaré M. Gollnisch au micro. “Celui que le Front national avait gagné toutes les élections”, grâce aux “conservateurs attachés aux valeurs traditionnelles” venant de chez Philippe de Villiers et “aux électeurs de la gauche souverainistes et patriotes” qui auraient rejoint le parti d’extrême droite.

source

Bruno Gollnisch décrit sa France rêvée

Pour ce meeting parisien, il avait choisi une discothèque, le Back-Up (XVe), où Marine Le Pen était déjà passée en novembre. Candidat à la présidence du Front national, Bruno Gollnisch n’a pas lésiné sur les symboles, mardi soir, devant ses sympathisants. 

Plagiant un célèbre discours de Martin Luther King, il s’est imaginé au pouvoir.

«Cette nuit (…) j’ai fait un rêve. I have a dream. J’ai rêvé que le Front national avait gagné les élections. Toutes les élections», a lancé le vice-président du FN. Il a imaginé que s’étaient agrégés à son parti «les conservateurs attachés aux valeurs traditionnelles», les partisans de Philippe de Villiers et de Jean-Pierre Chevènement, puis des «blocs» de l’UMP .

«La France était de retour, a-t-il ironisé : quantité d’endroits, tels que Clichy-sous-Bois, Villiers-le-Bel, Vaulx-en-Velin… étaient redevenus de pimpants villages» et «beaucoup d’étrangers en étaient repartis (…) le plus grand nombre spontanément dès l’annonce des mesures de préférence nationale».

Une France où Le Pen présiderait le Conseil constitutionnel

Dans cette France rêvée par Bruno Gollnisch, les délinquants étrangers sont renvoyés dans leurs pays par «transports militaires», le code du travail est «divisé par 5» et le code des impôts «par 10», les troupes françaises se retirent de l’Otan et d’Afghanistan, Jean-Marie Le Pen préside le Conseil constitutionnel, et sa fille Marine devient «ministre de l’Intérieur et porte-parole du gouvernement».

«Pour que ce rêve demeure possible, il faut d’abord que le Front national accueille en son sein la famille nationale toute entière», a lancé Bruno Gollnisch. Une critique envers Marine Le Pen, qui est opposée au retour des groupuscules d’extrême-droite au sein du FN. «J’espère tout de même que dans la foulée on n’ira pas jusqu’à stigmatiser les militants de l’anticommunisme ou les défenseurs de l’Algérie française», a osé son rival. Dans la salle figurait notamment Pierre Sidos, leader de l’Oeuvre française, l’une des formations régulièrement visées par Marine Le Pen.

le Parisien

Ce lundi 6 décembre, Bruno Gollnisch était dans le Morbihan (56)

Jean-Paul Félix, le SD local, bien que supporter de Marine Le Pen, l’a accueilli « avec tous les honneurs dû à son rang », comme dit la formule. Merci à lui !
Belle assemblée, candidat en pleine forme, paroles de vérité, rappels de programme… Applaudissements bien mérités !

Mais, en ce 6 décembre, pour les plus jeunes, il est instructif de faire l’analyse des événements vécus par les plus anciens…

5 et 6 décembre, trois dates emblématiques !

Deux événements sont là pour nous le rappeler.

Et la rencontre d’aujourd’hui pour nous donner espoir…

Le 6 décembre 1965, il y a 45 ans, nous avions la gueule de bois !

La veille, le 5 décembre, se déroulait la première élection présidentielle au suffrage universel.
Le général De Gaulle se retrouvait pourtant en ballotage. Maigre consolation !

Malgré une belle campagne électorale, menée avec entrain par Jean-Marie Le Pen alors directeur de campagne, Jean-Louis Tixier-Vignancour, notre candidat, atteignait péniblement les 5 %. Gros coup de blues pour les militants !

On connaît la suite : faute d’une structure politique solide, le Comité TV volait en éclat. Après une traversée du désert de plus de 15 ans, il faudra attendre le « coup de tonnerre » de Dreux pour que le Front National décolle vraiment, grâce au duo de choc Jean-Marie Le Pen et Jean-Pierre Stirbois.

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Louis de Condé : « Bruno Gollnisch : faire entendre la voix de la France »

Élevé dans l’amour de la patrie par mes parents, j’ai milité très tôt pour le mouvement national en adhérant à 17 ans à Jeune Nation en 1956 jusqu’à sa dissolution. Je continue à reconnaître Pierre Sidos, son fondateur, comme un éminent patriote qui a formé plusieurs générations de militants.

Fervent lecteur et admirateur de Charles Maurras, le plus grand penseur du 20ème siècle français, je le considère comme mon véritable maître et j’adhère en tous points à ses mots d’ordre « politique d’abord », « pas d’ennemis à droite », « le désespoir en politique est une sottise absolue »…

J’ai servi mon pays en m’engageant par devancement d’appel dans la Brigade des parachutistes coloniaux, puis comme sous-lieutenant à la Légion Étrangère, pendant la guerre d’Algérie. Comme le capitaine Pierre Sergent, – qui fut député du Front National – puis comme le Colonel Bastien-Thiry, qui le paya de sa vie, j’ai mis ma peau au bout de mes idées, en lutant de toutes mes forces pour l’Algérie française, notre province perdue.

Dès mon retour d’Italie, en 1982, j’ai adhéré tout naturellement au Front National entre les mains de son fondateur Jean-Marie Le Pen, lors d’une journée d’Amitié français organisée par Bernard Antony, ayant compris très vite qu’il avait les qualités d’un homme d’état, qu’il possédait les talents nécessaires pour réunir toutes les composantes, les diverses fractions du mouvement national, et qu’il était doué d’une vision perçante de l’avenir, vertu essentielle à qui veut gouverner.

Ainsi il avait dit voici 30 ans déjà, « Nous avons perdu l’Algérie française, nous aurons la France algérienne ». Ces mêmes qualités, ces mêmes talents, ces mêmes vertus, je les vois aussi incarnées en la personne de Bruno Gollnisch.

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Jean-Romée Charbonneau : « En avant avec Bruno Gollnisch, pour une nouvelle aventure nationale »

Bruno Gollnisch a toujours gagné depuis 24 ans toutes les élections locales et s’est acquitté de toutes ses missions.

Dans tous les coups durs il a défendu politiquement, juridiquement, institutionnellement son patron, Jean Marie Le Pen, derrière lequel il a vécu dans l’ombre, sans jamais se poser la question de sa succession. Il a pourtant de l’antériorité dans l’ordre successoral puisqu’il a déjà été désigné par JMLP comme dauphin.

Son ambition n’a donc jamais eu besoin de démonstration, ni de basses manœuvres, mais a seulement pour intérêt de servir la France et le Mouvement National.

Ses qualités de leader, de fin politique, d’analyste brillant, de parlementaire aguerri, de professeur de faculté émérite, d’excellent leader local, font de lui, à coup sûr, un futur chef de parti.

En briguant une succession légitime, pour devenir le nouveau Président du FN, Bruno GOLLNISCH, incarne pour des millions de Français, une image souple, débonnaire mais aussi de chef ferme d’un grand parti, dont il sera nécessaire qu’il définisse de nouvelles orientations plus collégiales, de faire fonctionner une démocratie interne, de revoir les règles de représentation et de consultation, comme de moderniser un certain nombre de points fondamentaux de la doctrine, en raffermissant d’autres points, en pratiquant systématiquement l’union à droite dans la stratégie de Rassemblement National, toujours souhaitée par le FN.

Enfin le succès de Bruno GOLLNISCH garantit sa volonté de vouloir rassembler l’ensemble des anciens amis dispersés, séparés, enfermés dans des querelles dont un nouveau parti ne peut se permettre de les tenir plus longtemps à distance.

Avec ces nouveautés, suscitons de nouveau l’espoir des militants de nos fédérations, de ceux qui ont tant donné, et sont retournés dans l’ombre, pour que millions d’électeurs reviennent manifester leur envie de défendre la France et les Français d’abord, avec Gollnisch Président.

Jean-Romée CHARBONNEAU,
Secrétaire Départemental des Deux Sèvres,
Secrétaire Régional du Poitou Charentes,
Conseiller Régional pendant 18 ans,
Membre du Comité Central,
Flamme d’Honneur du FN

Paul le Morvan : « Pour Bruno Gollnisch, par fidélité à Jean-Marie le Pen »

L’avenir de la résistance nationale est entre nos mains. Nous allons élire le successeur de Jean-Marie LE PEN.

Cette élection est libre. Ce n’est pas aux médias ni à personne d’autre d’indiquer à l’avance le résultat de celle-ci. Et d’ailleurs, beaucoup seront surpris par le résultat.

En tant que Secrétaire Départemental de la Mayenne, j’ai parrainé Bruno GOLLNISCH. Il est le mieux à même de diriger notre Mouvement et sera le meilleur candidat à la Magistrature Suprême.

La droite ligne, toujours défendue par Jean-Marie LE PEN, sera, avec lui assurée, notre famille rassemblée. C’est donc par fidélité à Jean-Marie LE PEN que je soutiens la candidature de Bruno GOLLNISCH à la Présidence de notre Mouvement.

Pour reprendre l’image du Président sur la conduite automobile, ce n’est pas seulement la vitesse qui est le plus important, mais la Direction. Or, avec Bruno, nous connaissons la Direction. Avec lui, nous avons l’assurance que notre mouvement conservera l’esprit de l’Amitié Française, le respect des valeurs de l’ordre naturel et non l’inversion de celles-ci.

Le FRONT NATIONAL a jusqu’à présent toujours été dirigé par un homme d’exception. Il a besoin d’un homme hors du commun. Nous l’avons. Il nous a été désigné depuis longtemps et à maintes reprises par le Président : c’est Bruno GOLLNISCH.

Pour l’avenir de notre mouvement et de notre pays, je voterai Bruno GOLLNISCH. Le résultat de cette élection enverra un signe fort aux nationaux de tous les pays.

Paul LE MORVAN
Secrétaire Départemental de la Mayenne

FN : succession, passé militant, et affiches censurées

Chroniques de campagne et décryptages

Jean-Marie Le Pen reçut par le CFJ, renouvelle son soutien à sa fille

Reçu par le CFJ jeudi dernier, ce qui a évidemment suscité, pour son plus grand plaisir, une petite polémique, le président fondateur du FN en a profité pour brosser un tableau de la situation politique française devant les élèves journalistes, abordant des questions aussi diverses que l’immigration, le nazisme ou ses relations avec l’UMP.

Une nouvelle fois, il en a profité pour vanter les mérites de sa fille face à son bras droit Bruno Gollnisch.

« Un choix objectif, sans considération de filiation » veut-il croire. Pour Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch serait surtout « un universitaire qui a l’habitude d’être applaudi quand il arrive dans des amphis. » Une pique qui détonne quand, il y a encore quelques années, Jean-Marie Le Pen disait de lui «Bruno Gollnisch est l’homme pour lequel j’ai le plus d’estime et de considération » et que s’il lui arrivait « un malheur, tout naturellement il serait amené à me remplacer et je m’en féliciterais de l’au-delà».

L’occasion surtout de défendre le passé militant de sa fille, qui aurait « un passé militant réel plus important » que son challenger, affirme-t-il.

Par cette phrase, Jean-Marie Le Pen souligne en réalité un des points faibles de sa fille face à Bruno Gollnisch, qu’il cherche à contrecarrer auprès des adhérents du FN. Car dans les faits, si Marine Le Pen a indiscutablement une légitimité médiatique, son passé militant reste nettement moins fourni que celui son adversaire. Voyons plutôt…

Marine Le Pen: De l’ombre…

Marine Le Pen n’a par exemple jamais dirigé de fédération au FN et la majeure partie de son parcours s’est fait au siège du mouvement, à la direction juridique. Alors dans l’ombre, elle a occupé son premier mandat de conseiller régional dans le Nord pas-de-Calais en 1998, à 20 ans. Encore chez son père, à Montretout, elle s’y était présentée, comme elle le reconnaît elle-même, à la demande des responsables locaux du FN, qui souhaitaient profiter de son nom. En 2003, alors qu’elle venait de subir un camouflet au congrès du FN, n’arrivant qu’en trente-quatrième position du comité central en dépit de sa médiatisation, elle avait malgré tout été imposée par son père dans le cercle très fermé des vice-présidents du mouvement, engendrant la colère de nombreux cadres historiques. Sous les projecteurs depuis 2002, elle avait choisi de se présenter en Ile de France pour les régionales de 2004, où ses scores avaient été décevants. En 2007, elle était alors revenue dans le Nord-Pas de Calais à l’occasion des législatives, s’installant dans la circonscription aux meilleurs résultats électoraux de la région.

…à la lumière

Là, dans un terroir plus populaire, apportant sa notoriété médiatique à Steeve Briois, un militant très bien implanté sur le terrain, elle avait réussi à atteindre des scores inégalés, frôlant l’élection à plusieurs reprises. En 2007, c’est même la seule candidate présente au second tour. Après 5 ans sous les projecteurs, elle pouvait enfin vanter son image de marque sur un terrain électoral. Seule ombre au tableau, sa nomination comme tête de liste dans cette région pour les élections de 2009, perçue comme un parachutage, a été l’élément déclencheur du départ de Carl Lang et de ses soutiens. Elle n’en obtiendra pas moins les meilleurs scores nationaux du FN aux européennes, et atteindra 18% au premier tour des régionales l’année passée, suivant de tout près la liste UMP, score toutefois inférieur à ceux obtenus par Carl Lang en 2004 où la liste FN était arrivé devant la liste UMP de Jean-Paul Delevoye. Elle a été directrice de campagne de son père pour la présidentielle de 2007 et est élue au parlement européen depuis 2004 où avec son père et Philippe de Villiers, elle finit régulièrement dans le trio des députés les moins assidus. Depuis 2007, elle est vice-présidente chargée de la formation, de la communication et de la propagande.

Gollnisch, le bon élève?

Bruno Gollnisch, qui se définit lui-même comme un provincial, a débuté au Front National à la tête de la fédération du Rhône en 1983, qui est devenu rapidement une des plus importantes. Il a participé à toutes les élections depuis lors, étant élu conseiller régional Rhône-Alpes depuis 1986, conseiller municipal de Lyon entre 1995 et 2001, Député du Rhône entre 1986 et 1988 et député européen sans discontinuer depuis 1989.

Au sein du FN, il a gravi les échelons un par un pour occuper successivement tous les postes clés. Secrétaire régional Rhône-Alpes, vice-président depuis 1994, secrétaire général en 1996 pour contrer l’influence de Bruno Mégret dans l’appareil. Il ne pourra empêcher celui-ci de partir avec la majorité des cadres et des responsables départementaux. Avec Carl Lang, il s’efforce de reconstruire l’appareil et sera nommé délégué général en 1999. Il a surtout été directeur de campagne de la présidentielle de 2002. Il occupe alors sans partage la place de n°2, jusqu’à l’ascension de Marine Le Pen. Depuis le congrès de 2007, où il est malgré tout arrivé en première position, il a été nommé vice-président exécutif aux affaires étrangères et responsable du programme. Un parcours de bon élève, presque sans faute, mais qui souffre d’une carence sur le plan médiatique.

Cette différence explique aujourd’hui pourquoi Marine Le Pen fait une campagne axée sur la présidentielle de 2012, où elle peut exploitée à fond sa carte médiatique, alors que Bruno Gollnisch, lui, maintient qu’il ne faut pas confondre les échéances, les qualités requises n’étant selon lui pas forcément les mêmes pour les deux rôles.

(Vous pouvez trouvez les bio respectives de Bruno Gollnisch ici, et ici pour Marine Le Pen sur leur site de soutien)

L’affiche de JMLP censurée…

Cette semaine, c’était aussi le procès de l’affiche de Jean-Marie Le Pen, durant la campagne des régionales en PACA. Cette affiche représentait une carte de France au couleur de l’Algérie, et des mosquées avec une femme en Niqab au premier plan. Un seul texte : « NON A L’ISLAMISME ». Résultat des courses : Deux mois de prison avec sursis, 20000 euros d’amende et un an d’inéligibilité requis contre le président du FN. Soutien unanime de toute l’extrême droite qui dénonce « une atteinte inacceptable à la liberté d’expression ». Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen dénonce lui un « réquisitoire qui vient à l’appui du discours menaçant de Ben Laden à la France. »

celle de Gollnisch…. aussi !

Pour Bruno Gollnisch aussi, l’affiche de sa réunion en région parisienne a été censurée. Interdiction absolue d’y voir la flamme tricolore au motif que « cette réunion ne s’inscrirait pas dans le cadre de sa campagne à la succession » selon les mots du secrétaire général du FN, Jean-François Jalkh.

Sur son Blog, Bruno Gollnisch refuse de polémiquer, non sans une pointe d’agacement de ne pouvoir se prévaloir d’une flamme qu’il arbore sans discontinuer depuis 25 ans.

Il a préféré la remplacer.

Affaire à suivre…

Guillaume d,

source

Dominique Baud : « C’est partout pareil… »

C’est partout pareil…

Les partis politiques se disent démocratiques, font croire qu’ils organisent des élections, qu’ils initient des commissions d’investiture…

En fait, je cherche où est la démocratie dans des résultats d’élections manipulés, à l’abri du secret des cabinets de nomination des candidats…

On ne recherche pas la légitimité d’un candidat, voire même dans une démocratie de plusieurs candidats. On case son poulain, son mentor, sa descendance…

Ce n’est pas parce que Marine Lepen est la fille de… que je réagis, c’est parce qu’un autre candidat, Bruno Gollnisch, connu pour avoir soutenu Jean-Marie Lepen pendant des années, est aujourd’hui considéré comme «le candidat des dissidents».

Décidemment, il y a encore à faire dans notre pays, et si le mot dialogue est dans toutes les bouches, son application au quotidien est loin d’être dans tous les esprits.

Dominique Baud,
Responsable du MPF de Paris,
Conseiller de Paris,
Elue du 15ème arrondissement
de mars 2001 à mars 2008

Bruno Gollnisch : « Je ne suis pas le candidat des dissidents »

Le ton se durcit entre Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, les deux candidats à la présidence du Front national. Dernier sujet de tension en date : la subtilisation et la publication jeudi dans l’hebdomadaire d’extrême droite Minute d’un document proposant un futur organigramme pour le parti frontiste, version Marine Le Pen. Vendredi, Bruno Gollnisch sort de son silence et livre son sentiment sur la « dégradation du climat » de la course à la succession de Jean-Marie Le Pen.

Le Point.fr : Que pensez-vous de ce futur organigramme pour le parti frontiste, version Marine Le Pen ?
Bruno Gollnisch
: J’ai le calme des vieilles troupes. Apparemment, ce schéma n’est pas un faux, vu les réactions qu’il suscite. Et l’auteur, que l’on présente comme un simple militant frontiste, semble très bien connaître le FN.
De mon côté, je préparerai les organigrammes d’un bureau exécutif et d’un bureau politique, mais pour le moment aucune décision n’est prise. Je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de le tuer. Mais notez, je vous prie, que je n’entends pas tuer mon adversaire… En tout cas, le concept d’un shadow cabinet m’intéresse. Si je suis président du FN, Marine Le Pen ferait une très bonne ministre de la Justice ou de l’Intérieur. Mais ce contre-gouvernement ne sera pas fictif et ne consistera pas à donner un os à ronger à ma concurrente. On reproche souvent au parti frontiste d’être protestataire sans aptitude réelle à exercer le pouvoir : j’entends prouver le contraire.

Dans le JDD, Jean-Marie Le Pen vous présente comme « le candidat des dissidents » contre sa fille Marine, garante de « l’orthodoxie »…
Je ne suis pas le candidat des dissidents puisque, moi-même, je n’ai pas fait acte de dissidence ! Il y a une mauvaise compréhension de ce que je suis. On me fait un grief excessif ! On m’accuse de vouloir réintégrer d’anciens cadres du FN alors que je ne sais même pas si ces derniers veulent revenir ! Et puis il existe au FN des procédures qu’il faut de toutes les façons respecter.
Moi, je suis quelqu’un de cohérent. J’estime que le pardon mutuel des offenses est moralement louable et politiquement utile. Je trouve étonnant que l’on me reproche d’ouvrir la porte aux ‘dissidents’ alors que le parti a tendu la main à d’anciens partisans de Bruno Mégret qui sont aujourd’hui proches de Marine Le Pen.

Votre candidature semble avoir le soutien de Minute ou encore Rivarol…
Eh bien ! je préfère qu’ils soient en ma faveur plutôt que contre moi ! En revanche, l’argument du conflit d’intérêts selon lequel la fille du directeur de la rédaction de Minute est ma propre attachée de presse ne tient pas. Si j’avais voulu participer à une opération de déstabilisation de Marine Le Pen – ce qui n’est pas dans mes intentions -, je ne serais pas passé par Minute !

Marine Le Pen part grande favorite dans la course à la présidence du parti…
Mon élection à la tête du FN est possible : il n’y a qu’à regarder les réactions que mes déclarations suscitent. Et puis consultez mon agenda ! [Bruno Gollnisch égrène ses déplacements en province prévus sur les deux prochaines semaines]… Petit bonhomme pas mort ! Jean-Marie Le Pen me reprochait de ne pas avoir la niaque ! Eh bien ! si je l’avais, qu’est-ce que cela serait !

Le Point

Quand un historique du FN, vient à la rescousse de Bruno Gollnisch

Pris dans la mitraille, entre le père et la fille...

Depuis que, Bruno Gollnisch a assuré sur LCI qu’il était pour “le retour de ces gens-là” et qu’il “avait toujours déploré ces départs”, parlant des dissidents du FN parmi lesquels Carl Lang et ses partisans, il essuie les tirs groupés du clan lepéniste . Tout le week-end, Marine Le Pen a brandi le risque “d’une scission du mouvement”, en cas de retour des “dissidents” (voir Le Monde du 12 octobre).

Soucieux de soutenir sa fille, Jean-Marie Le Pen n’hésite pas non plus à attaque son fidèle lieutenant Bruno Gollnisch: “Si Bruno Gollnisch était élu, il y aurait un choc très grave. Surtout s’il fait rentrer les dissidents. Je ne siègerai pas avec Carl Lang. Mais je resterai au FN, et ça ne se passera pas comme ça. Les militants devront choisir entre la ligne Le Pen et la ligne Lang.”

Pourtant Jean-Marie Le Pen avait lui-même lancé l’union des patriotes avec l’ancien « félon » Bruno Mégret, et le père et la fille ont ouvert la porte à de nombreux mégrétistes, à condition il est vrai qu’ils fassent allégeance au clan Le Pen.

Ce lundi, c’est une figure historique, vice-président du FN, cofondateur du parti en 1972, et très apprécié des militants, qui est venu au secours de Bruno Gollnisch, retranché dans le fort de Douaumont.

« Je souhaite que cette élection interne du Front National se passe le mieux du monde et que chacun exprime son opinion et ses idées sans anathème ni violences verbales. »

Un désaveu clair du chef et de sa fille plus enclin à la montée de fièvre parmi les militants qu’à l’apaisement.

« Nous sommes des hommes et des femmes de France qui n’ont qu’un seul but : sauver notre pays. Je ne suis donc pas choqué le moins du monde par ses (ndlr. Bruno Gollnisch) appels à la réconciliation des patriotes, pourvu que ce soit dans un cadre précis et dans le respect d’une discipline nécessaire à notre dur combat. J’ai autant confiance à cet égard dans sa loyauté et sa détermination que dans son amitié qui n’a jamais manqué. »

Cela montre que Bruno Gollnisch dispose encore d’atouts dans son jeu, il vient d’abattre une carte.

Reste à voir si c’est une carte maîtresse. Nous saurons si c’est une carte maîtresse au mois de janvier au congrès de la succession à Tours.

Guillaume d, dans Le Post

FN: la campagne pour la succession vire à l’aigre

FN : LA CAMPAGNE POUR LA SUCCESSION VIRE A L’AIGRE
samedi 9 octobre 2010, par Pierre Picace


FN – Le Pen – Mégret – Union des Patriotes 2007
envoyé par xxx000xxx. – L’info internationale vidéo.

Ça chauffait depuis un certain temps déjà. L’insistance douteuse avec laquelle les partisans de Marine Le Pen demandaient à Bruno Gollnisch de “clarifier” sa position vis-à-vis des “dissidents” du FN laissait entrevoir le chemin que pourrait emprunter la campagne de succession de Jean-Marie Le Pen. La rapidité avec laquelle, les partisans de la vice-présidente sont montés aux créneaux pour “s’étonner” des propos de celui-ci sur LCI ne font que confirmer cette impression.

Bruno Gollnisch n’ayant jamais fait mystère de son intention de rassembler, si cela est possible, les diverses sensibilités de la Droite nationale y compris les souverainistes, il est surprenant de constater la levée de boucliers suscitée par la perspective de voir peut être à terme un rapprochement avec ceux qui ont quitté le FN ces dernières années. Sauf bien sûr, si l’on a le mauvais esprit de penser qu’il s’agit seulement d’un prétexte pour déconsidérer aux yeux des adhérents un rival qui s’avère plus dangereux que prévu.

Et pourtant l’exemple vient d’en haut…
Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a jugé vendredi « inconcevable » le retour des « dissidents » du parti. Selon lui « Bruno passe sous silence l’un des aspects pour moi fondamentaux de la politique, à savoir la morale. Les gens qui nous ont quittés n’ont pas rompu sur des questions politiques proprement dites. Ils ont fait des actes de trahison puisqu’ils se sont présenté contre nos listes aux élections » et « qu’ils ont même provoqué l’échec de certains de nos candidats ».

Une exigence morale dont Jean-Marie Le Pen sait s’affranchir “dans l’intérêt du pays (…) et l’amour de la patrie“ en recevant chez lui à Montretout en 2007, Bruno Mégret afin de nouer une “Union patriotique” et obtenir les parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle.

Et que dire du staff “nordiste” de Marine Le Pen presque exclusivement constitué par des “félons” de 1998. Le dernier arrivé, Nicolas Bay, aujourd’hui conseiller régional de Haute-Normandie sous l’étiquette FN, n’était-il pas candidat MNR aux élections régionales de 2004 en Ile-de-France contre Marine Le Pen ? Un malheureux trou de mémoire sans aucun doute, surtout que le candidat Bay à l’époque n’avait pas assez de mots pour dénoncer le népotisme de la famille Le Pen, ni le “vide doctrinal sidéral” de sa nouvelle idole…

Pour dégonfler la polémique naissante Bruno Gollnisch a publié sur son site une mise au point dans laquelle, il recadre ses propos tenus sur l’antenne de LCI. Mais signe, que les partisans de Marine Le Pen n’ont pas l’intention de “lâcher”, la mise au point n’a pas été relayée par le site d’information du FN qui a préféré mettre en ligne les réactions “inquiètes” de cinq fidèles de la vice-présidente. La compétition qui devait être loyale tourne de plus en plus à l’affrontement où tout les mauvais coups sont permis et Bruno Gollnisch devrait se souvenir que Marine Le Pen, pour parvenir à ses fins, ne craint pas l’affrontement, bien au contraire ! Elle l’a amplement prouvé ces dernières années en éliminant tous ses adversaires y compris parfois en prenant le risque de mettre en péril la fameuse “unité du mouvement”.

article paru dans National Hebdo

Tensions au FN autour de la question des dissidents

« Bruno Gollnisch veut rassembler l’extrême-droite, moi, je veux rassembler les Français »

C’est par cette formule lapidaire que Marine Le Pen cherche à expliquer sa différence de stratégie avec Bruno Gollnisch, son concurrent à la présidence du Front National. Une formule qui résume à elle toute seule les atouts et les faiblesses de la nouvelle égérie du Front National, qui part favorite dans le cadre de la succession de Jean-Marie Le Pen. Car si sa médiatisation et son discours à tonalité très sociale lui ont permis d’attirer un électorat plutôt ancré à gauche, elle n’a jamais réussi réellement à convaincre l’électorat plus traditionnel du Front national, rassemblé pendant des décennies derrière Jean-Marie Le Pen. Ce dernier avait en effet réussi l’exploit inédit de réunir au sein d’un même parti politique toutes les chapelles traditionnelles de l’extrême droite, royalistes et républicains, catholiques traditionnalistes et païens, européistes identitaires et nationalistes jacobins, jusque là divisés. L’utilisation du terme « extrême droite » par Marine Le Pen, terme habituellement décrié par ceux-là même qui se revendiquent avant tout de « droite nationale », n’est pas un hasard et révèle son intention : marginaliser Bruno Gollnisch dont elle sait qu’il possède contacts et réseaux importants, en diabolisant ses soutiens. Or Marine Le Pen sait bien qu’elle doit en grande partie son avance qu’au départ de cadres historiques s’opposant à sa personne, qu’elle n’a eu qu’à remplacer par ses proches.

« Avec moi, ils ne reviendront pas », clame-t-elle sans ciller juste après avoir souhaité  » rassembler toutes les volontés « .  » ils « , ce sont les anciens du Front National, du mouvement national républicain de Bruno Mégret ou du parti de la France de Carl Lang, dont elle a la hantise qu’ils reviennent adhérer en masse en faveur de son concurrent. Elle dénonce depuis quelques temps ce qui s’apparente selon elle une  » opération d’entrisme.  » « L’objectif est de voler aux adhérents du Front national la possibilité qu’ils ont de choisir leur avenir » affirme-t-elle à l’AFP. Une accusation totalement infondée selon Carl Lang , qui en profite pour dénoncer « la paranoïa » de l’héritière. Pour contrer cette offensive, Marine Le Pen n’a pas hésité à mettre en ligne un « CV » ou tout nouvel adhérent doit attester « sur l’honneur » de son parcours politique, au risque de voir son adhésion refusée au gré de ses anciennes allégeances.

Pour Bruno Gollnisch en revanche, « le pardon des offenses est moralement souhaitable et peut-être politiquement utile ». Face aux sollicitations de Marine le Pen de s’expliquer, il répond, placide:

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Bruno Gollnisch mobilise l’Aquitaine

Record battu concernant la mobilisation de militants FN pour la venue de Bruno Gollnich en Gironde : quelques 300 personnes étaient réunies ce dimanche 3 octobre à Loupiac, dans le cadre de la campagne interne du Front National, ce qui n’était pas arrivé depuis 1996 lors de la venue de Jean-Marie Le PEN.

Après un apéritif convivial préparé par des bénévoles frontistes pendant lequel le vice président a pu faire la connaissance ou retrouver certains de ses partisans, c’est Jacques Colombier, secrétaire départemental du FN en Gironde (et responsable régional Aquitaine) qui a tenu à lui exprimer tout son soutien dans cette campagne difficile mais exaltante, jugeant que Bruno Gollnisch restait à l’heure actuelle le candidat le plus expérimenté pour reprendre les rênes d’un parti qu’il connait depuis 27 ans (première adhésion en 1983).

A la fin du déjeuner, ce n’est pas un discours que Bruno Gollnisch a voulu imposer à son auditoire : recherchant comme toujours efficacité et précision, il a voulu tout simplement répondre de manière détaillée aux questions de l’assistance, soucieux de détailler les points de son programme que voulaient aborder les militants : de l’insécurité à l’immigration en passant par sa vision d’une politique familiale, économique et sociable, Bruno Gollnisch a rappelé qu’il « avait les qualités pour porter cette lourde charge » dont il connait l’ampleur pour les avoir vécu des années durant au côtés de Jean-Marie Le PEN. « Considéré pendant des années par Le Pen comme étant son successeur logique », le vice président n’a pas tenu rigueur à celui-ci d’avoir pris position pour sa fille, certain que « les militants sauront désigner par eux-mêmes le candidat le plus à même de défendre la droite nationale ». A un auditeur lui demandant s’il se sentait assez moderne, et si cela ne risquait pas de jouer en sa défaveur face à sa concurrente, il sut trouver, comme à son habitude, les mots justes:

« Il n’y a de modernité viable qu’enracinée dans la Tradition »

Appelant les militants présents à adhérer et à faire adhérer en masse, Bruno Gollnisch a souligné sa fidélité à Le Pen : « Je n’ai jamais laisser tomber Le Pen »,  « C’est bien le Front, c’est bien Le Pen qui avaient raison » et il a rappelé que sa maturité politique et juridique, son expérience et sa détermination à poursuivre dans la lignée tracée par Jean-Marie Le PEN font de lui le candidat le plus à même de poursuivre dans cette tradition nationaliste. « je propose un programme raisonnable, susceptible de rallier la majorité de nos adhérents et de rassembler ceux qui nous ont quittés, ainsi que la famille souverainiste de la droite sociale à la gauche patriote » C’est aux cris de « GOLLNISCH PRESIDENT » que le candidat du Front National a clos ce discours-débat avant de se retrouver entouré de militants pour signer bons nombre d’autographes sur les cartes ou les livres vendus à cette occasion. Pressé par le temps, il dut repartir assez rapidement pour son train à Bordeaux, la campagne interne n’étant pas de tout repos…

La journée se termina donc autour de la tombola dans la bonne humeur et la convivialité. Plusieurs jeunes du groupe de soutien les jeunes avec Gollnisch avaient fait le déplacement, arborant leur tee-shirt, et mettant une ambiance joyeuse et festive parmi l’assemblée. Quelques photos ont également été prises avec Bruno Gollnisch toujours à l’écoute de la jeunesse dans laquelle il a fondé de grands espoir depuis son appel de Saint Denis

Merci, Monsieur Gollnisch, d’être venu parmi nous, nous vous assurons de notre soutien et de notre engagement tout au long de cette campagne.

Gonzague, militant Bordelais

Devant les adhérents du FN, Gollnisch fait valoir sa fidélité à Le Pen

LOUPIAC — Bruno Gollnisch (Front national) a fait valoir dimanche sa fidélité à Jean-Marie Le Pen et appelé ses partisans « à ne pas courber l’échine » pour « dédiaboliser » le parti, devant quelque 300 sympathisants réunis dans un château du vignoble bordelais.

« Je n’ai jamais laisser tomber Le Pen, même quand on trouvait que ses propos, y compris dans nos rangs, étaient trop ceci ou pas assez cela », a lancé le candidat à la présidence du FN, dans une allusion notamment à sa rivale Marine Le Pen qui a parfois pris ses distances avec les dérapages de son père sur la Seconde Guerre mondiale.

Répondant à la question d’un adhérent sur la « dédiabolisation » du FN, une stratégie régulièrement attribuée à Marine Le Pen, il a répondu qu’ »il ne (fallait) en tout cas pas (se) soumettre au discours de nos adversaires ».

« Il ne faut pas courber le front, car après ils exigeront que vous courbiez la tête », « l’échine », « puis que vous vous mettiez à genoux », « à plat ventre et que vous rampiez devant eux: vous n’en ferez jamais assez », a-t-il ajouté, devant une assistance composée majoritairement de personnes âgées.

Selon le vice-président du FN, « l’agitation brouillonne et désordonnée du gouvernement » sur la sécurité et l’immigration « légitime » au contraire les « diagnostics » du parti d’extrême droite.

« C’est bien le Front, c’est bien Le Pen qui avaient raison », a-t-il ajouté.

Alors que Marine Le Pen affirme que celui ou celle qui sera élu par les adhérents à la présidence du parti sera obligatoirement le candidat frontiste en 2012, Bruno Gollnisch a dit qu’il ne « (confondait) pas les deux échéances ».

« Pour le moment je suis candidat à la présidence du Front national », a-t-il ajouté, laissant entendre que s’il gagnait et que malgré cela Marine Le Pen apparaissait mieux placée pour défendre les couleurs du FN à la présidentielle, les rôles pourraient être partagés. « On pourrait éventuellement en discuter ».

Comme Marine Le Pen, Bruno Gollnisch a entamé une tournée dans les fédérations pour convaincre les adhérents du parti. Ces derniers, dont le nombre est tabou au FN, voteront par correspondance avant le congrès de Tours (15-16 janvier 2011) où sera proclamé le vainqueur.

Jean-Marie Le Pen a publiquement pris fait et cause pour sa fille dans la campagne interne.

dépêche AFP